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Balade au coeur du vivant

Où observer la nature à Toulouse ? Les réservoirs de biodiversité sont essentiellement localisés dans les milieux aquatiques, les coteaux du sud toulousain et, plus insolite, dans des zones investies par l’homme.
Un environnement favorable au vivant ? Une mosaïque d’écosystèmes connectés les uns aux autres : boisements, haies arbustives, cours d’eau, prairies, fossés...

Patrimoine

Où observer la nature à Toulouse ? Les réservoirs de biodiversité sont essentiellement localisés dans les milieux aquatiques, les coteaux du sud toulousain et, plus insolite, dans des zones investies par l’homme.
Un environnement favorable au vivant ? Une mosaïque d’écosystèmes connectés les uns aux autres : boisements, haies arbustives, cours d’eau, prairies, fossés...

En effet, une espèce a plus de chances de survie si elle peut circuler dans des milieux variés et profiter des caractéristiques spécifiques à chacun d’eux. Par exemple, un oiseau peut s’abriter dans un bois et se nourrir d’insectes vivant dans une prairie. Peu représentées en milieu urbain, ces mosaïques apparaissent néanmoins dans les grands poumons verts de l’est toulousain et près des cours d’eau.

Balade photographique : la nature en ville (diaporama) 

Sur les coteaux

La zone verte de Pech­David, les bois de Pouvourville et Pechbusque conjuguent plusieurs milieux. Des boisements hétérogènes sur les coteaux ouest et sud, une forêt d’aulnes et de frênes en bas de versant et un jeune bois d’ormes champêtres et de frênes à feuilles étroites sur le versant nord servent de refuge aux lucanes cerfs volants (coléoptères), grives musiciennes, silènes (papillons), pics épeiches et grands mammifères : chevreuils et sangliers. Classées habitat d’intérêt communautaire (lire glossaire), les pelouses sèches (lire glossaire) de Pechbusque abritent des lézards verts et des papillons (azurés du serpolet, zygènes du panicaut...). Quant aux falaises calcaires dominant la Garonne à l’ouest du site Pouvourville­Pechbusque, elles permettent le développement de plantes remarquables sur une très faible superficie échappant à la couverture forestière : campanules à feuilles de pêchers, caucalis à fruits plats, trigonelles de Montpellier.

Au bord de l’eau

De nombreux réservoirs de biodiversité sont localisés autour des quatre plus importants corridors aquatiques de Toulouse (la Garonne, le canal du Midi, le Touch et l’Hers) et de leurs affluents. Ainsi, les boisements alluviaux (lire glossaire) s’épanouissent près de la coulée verte du Touch, de l’île du Ramier, de Sesquières et autour des berges de la Marcaissonne. Là, saules blancs, peupliers noirs et blancs abritent milans noirs, hérons cendrés, martins­pêcheurs. Ces mêmes sites accueillent des milieux ouverts (lire glossaire) de berges à végétation herbacée ou arbustive (friches herbacées, pâturées et prairies de fauche (lire glossaire) classées habitat d’intérêt communautaire (lire glossaire)), qui sont les habitats naturels de la decticelle des friches (sauterelle), du paon du jour (papillon), de l’æschne affine (libellule), ou de plantes protégées telles que les butomes en ombelle et les fritillaires pintades. Deux autres sites présentent des intérêts spécifiques : la Maourine et le canal du Midi. Particulièrement remarquable par sa taille exceptionnelle et sa rareté dans la région, la roselière située près de l’étang de la Maourine est composée de massettes à larges feuilles et de roseaux communs. Elle abrite notamment des criquets tricolores, des naïades au corps vert (libellules) et des pélobates cultripèdes (espèce protégée de crapauds). Très diversifié floristiquement (321 espèces végétales y ont été recensées), le canal du Midi joue un rôle important de corridor écologique permettant la circulation des espèces. Avec un peu de chance, le promeneur pourra y observer des hérons bihoreaux en chasse.

Sous la main de l’homme

Le vivant parvient à se nicher parfois dans les endroits les plus insolites. Hangars délabrés, barres d’immeubles, vieux bâtiments tels que l’Hôtel­Dieu et le site de Météo­France servent d’alcôves aux pipistrelles (chauve­souris), martinets pâles, hirondelles rustiques et faucons pèlerins. Les bords de rocade et de voies ferrées sont investis par les lapins de garenne, soucis (papillons) et couleuvres vertes et jaunes. La faune et la flore se réapproprient aussi terrains vagues et friches urbaines (notamment à Atlanta, près de la cité Amouroux) où vivent lièvres d’Europe, tritons palmés, taupes, chardonnerets élégants... Terrains de chasse bénis des oiseaux, les espaces agricoles de Paléficat, Malepère, Marcaissonne, Gabardie attirent chouettes chevêches, perdrix rouges, moineaux soulcis, lièvres, mais aussi des plantes messicoles (lire glossaire) comme la passerine annuelle qui y a élu domicile. Plus communs, les jardins publics nous permettent néanmoins d’observer en plein centre­ville des écureuils, rouges­gorges et mésanges charbonnières, gardiens de notre proximité à la nature.

Glossaire

Biodiversité : désigne la diversité du vivant à tous les niveaux : variété des écosystèmes, des espèces, des gènes.
Boisements alluviaux (ripisylves) : boisements se développant sur des sols composés de sédiments déposés en bord de cours d’eau (principalement composées d’aulnes et de frênes).
Écosystème : ensemble des êtres vivants (faune, flore), des éléments non vivants (eau, air, matières solides) et des interactions au sein d’un milieu naturel.
Espèces messicoles : espèces qui accompagnent les cultures moissonnées (par exemple, le coquelicot).
Habitat d’intérêt communautaire : habitat naturel qui, sur le territoire européen, présente une des caractéristiques suivantes :
­est en danger de disparition dans son aire de répartition naturelle;
­a une aire de répartition naturelle réduite (suite à sa régression ou en raison de sa surface intrinsèquement restreinte) ;
­constitue un exemple remarquable de caractéristiques propres à l’une ou à plusieurs des régions biogéographiques qui composent le territoire européen.
Habitat (ou milieu) naturel : milieu terrestre ou aquatique dans lequel une population d’individus d’une espèce animale ou végétale peut vivre et s’épanouir.
Milieux ouverts : espaces de nature constitués d’herbes et de végétaux de petite taille, tels que les prairies, les pelouses sèches... (ils s’opposent aux milieux « fermés », c’est­à­dire boisés, caractérisés par une végétation haute et une faible pénétration de la lumière). La perte des pratiques agropastorales (fauchage, pâturage...) menace ces habitats car les arbres peuvent alors s’y réimplanter.
Pelouses sèches : formations végétales herbacées de hauteur moyenne, essentiellement composées de plantes vivaces et pauvres en arbres et arbustes.
Prairies de fauche : prairie entretenue par fauchage (tardif) dont la protection est jugée nécessaire à l’échelle européenne.

Pour en savoir plus

Extrait audio : AToulouse, numéro d'avril, pages 16 et 17. Dossier : biodiversité. "Balade au coeur du vivant".

 

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En bref

Place Micoulaud : réunion publique 21 mai

Lundi 21 mai  à partir de 20h, au centre d'animation des Chamois, les élus présentent aux habitants du quartier des Izards-Trois Cocus le programme de réaménagement de la nouvelle place Micoulaud ; réaménagement auquel les habitants ont été associé.

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Mairies annexes, vendredi 18 mai

Certaines mairies annexes sont fermées ce vendredi 18 mai.

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Menus cantines juin

Les menus des cantines de juin sont en ligne. Les inscriptions s’effectuent auprès de l’agent municipal responsable des encaissements de chaque école, entre le  21 et 23 mai.

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