Pourquoi préserver la biodiversité ?
Mère nourricière et gigantesque usine naturelle, la biodiversité offre de multiples biens et services. Des bienfaits à préserver en adoptant des gestes simples.
Enjeux
De la ratatouille maison au cheeseburger produit à la chaîne, tous nos aliments proviennent de la biodiversité. Fève de cacao, poisson, vache laitière, panais, blé, poire, tomate... Chaque espèce participe à la variété des saveurs et de nos apports nutritionnels. Tee-shirts en coton, pantalons en lin, pulls en laine, maisons en bois ou en paille... Là encore, la nature nous fournit des fibres pour nous vêtir, des matériaux pour nous loger, de l’énergie et du bois pour nous chauffer. De même, la majorité de nos médicaments provient du monde vivant. Lorsqu’une espèce s’éteint, c’est peut-être un nouveau remède à découvrir qui nous échappe.
Source de vie
En plus de nous offrir le gîte et le couvert, la biodiversité rend des services vitaux à l’ensemble des espèces. En absorbant les eaux de pluie, les pelouses luttent contre l’inondation. Les végétaux influent aussi sur le climat urbain. En plus de procurer de l’ombre en été, ils créent de l’humidité par évapotranspiration. A contrario, le bitume réverbère la chaleur. De fait, la différence climatique entre une ville très minérale et un paysage végétalisé se mesure vite : l’été, Toulouse affiche parfois 2°C de plus qu’en périphérie. À noter également : le rôle de « bouclier » anti-pollution joué par les arbres. En fixant les particules atmosphériques, les feuillages assurent un filtre protecteur, particulièrement utile en milieu urbain. Autre service rendu par le vivant : l’épuration des sols. Les insectes et micro-organismes recyclent les matières organiques, stockent le carbone (contribuant ainsi à la régulation du climat), luttent contre l’érosion... Sans cette biodiversité, les sols sont pollués, meurent et cessent d’assurer leurs fonctions régulatrices.
Agir dès aujourd’hui
Production d’oxygène, recyclage des déchets, stabilisation du climat, assainissement de l’eau, de l’air, des Sols... Les bienfaits prodigués par la nature sont nombreux mais menacés par l’urbanisation galopante et les activités humaines. Routes et infrastructures grignotent chaque jour les milieux naturels et les terres agricoles. Nos modes de vie pillent les ressources naturelles, polluent les milieux, détruisent les écosystèmes et émettent des gaz à effet de serre. Selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la Terre risque de prendre entre 1,8 et 4°C supplémentaires d’ici à 2100. Conséquences ? Sécheresse, fonte des glaces, modification des courants marins, maladies, disparition des espèces...
Des gestes simples. Pourtant, ce scénario catastrophe peut être évité. Les pouvoirs publics mettent en place des actions de sauvegarde et de protection des milieux naturels. Mais pour garantir l’efficacité de ces démarches collectives, encore faut-il modifier nos comportements individuels. Limiter le pillage des ressources naturelles ? Consommer moins : moins d’eau, moins d’énergie, moins de trajets... Il s’agit aussi de privilégier les aliments locaux et sans emballage, de recycler les déchets... Agir directement sur la biodiversité ? Respecter espaces verts et zones naturelles, éviter de domestiquer les jardins, proscrire l’utilisation d’insecticides et d’engrais chimiques, limiter l’achat d’animaux ou des végétaux de provenance étrangère (acacias, tortues de Floride, perroquets) qui perturbent les espèces indigènes et dont l’achat contribue au dépeuplement des écosystèmes étrangers... « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. » Adepte de la contemplation, Victor Hugo nous invitait déjà à renouer ce lien ancestral. Commençons peut-être par poser un nouveau regard sur la nature pour apprendre à la protéger. Et nous protéger de nous-mêmes...
Aller plus loin.
Vous souhaitez vous informer, participer à des chantiers de préservation du patrimoine naturel, adhérer ou agir au sein d’une association ?
Vous pouvez consulter le site municipal http://toulouseplanete.org ou contacter :
Le Conservatoire régional des espaces naturels de Midi-Pyrénées :
1, impasse de Lisieux
05 81 60 81 90
http://enmp.free.fr
L’association Nature Midi-Pyrénées :
14, rue de Tivoli
05 34 31 97 32
premiumwanadoo.com/naturemp
Muséum d’histoire naturelle
Du jardin botanique aux collections exposées au Jardin des plantes, en passant par les potagers du monde, la roselière et le sentier oublié (à découvrir à la Maourine), la biodiversité se décline en permanence sur les deux sites du muséum.
Bonus 2010 ? Dans le cadre de l’Année internationale de la biodiversité, le muséum propose un cycle de conférences tout au long de l’année au Jardin des plantes (informations sur le site museum.toulouse.fr).
À noter également, les visiteurs ont la possibilité de réagir et d’échanger leurs réflexions en rejoignant le groupe Facebook du muséum de Toulouse dédié aux conférences et aux débats.
Le muséum d’histoire naturelle (avec visite du Jardin botanique Henri-Gaussen)
35, allées Jules-Guesde (entrée par le Jardin des plantes)
05 67 73 84 84
Métro Carmes ou Palais-de-Justice (ligne B).
Les Jardins du muséum : entrée avenue Maurice-Bourges-Maunoury, quartier la Maourine.
Métro Borderouge (ligne B).
La Semaine du développement durable.
Elle a eu lieu du 1er au 7 avril. Pour en savoir plus : http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/
Ouverture des serres municipales.
Les serres municipales ouvrent leurs portes les 8 et 9 mai de 9 h à 19 h (19, boulevard de la Marne).
Au programme ? La découverte de milliers de plantes, des conseils sur le jardinage, le compostage, la lutte biologique contre les nuisibles.
Extraits audio : AToulouse, numéro d'avril. Pages 20 et 21. Dossier : biodiversité. Pourquoi préserver la biodiversité ?






