Les grands projets de l'année
À quoi va servir le budget ? Logement, Grand projet de ville, éducation, culture, équipements sportifs, petite enfance, démocratie locale, environnement, solidarité... Point par point, zoom sur les opérations majeures engagées dans l’année.
Les projets
Logement
Grand Projet de ville
Ecole
Culture
Sport et jeunesse
Petite enfance
Démocratie de proximité
Environnement
Solidarités
Le logement et les opérations foncières bénéficient d’un budget de 17 millions d’euros. Une enveloppe supplémentaire de 16 millions d’euros provient de la Communauté urbaine du Grand Toulouse.
Prêt à taux zéro : Faciliter l’accession à la propriété
Tel est l’objectif de la mairie de Toulouse qui renforce le prêt à taux zéro (PTZ) de l’État pour aider les personnes à faibles revenus souhaitant acheter leur logement. Son remboursement s’échelonne en fonction des ressources du ménage. Un budget annuel de 2,5 millions d’euros est alloué à cette aide.
Réhabilitation des logements vacants
2 000 logements vacants pourraient être remis sur le marché s’ils étaient réhabilités. En 2010, un budget de 1 million d’euros aidera les propriétaires à financer les travaux sous forme de prêt à taux zéro afin de mettre leurs logements en location. Initié l’année dernière, ce dispositif sera maintenu plusieurs années. Au total, 5 millions lui seront dédiés.
Acquisitions foncières
En 2010, une enveloppe de 2,5 millions d’euros sera affectée au foncier. Les terrains achetés par la Ville accueilleront du logement social.
Aide à la caution pour les étudiants
Depuis l’année dernière, la Ville de Toulouse propose aux étudiants boursiers locataires dans le privé de bénéficier de Pass Log sous la forme d’un prêt à taux zéro leur permettant d’avancer leur caution. Cette aide complète celle proposée par le CROUS (avance de la caution locative LOCA PASS). En 2010, 500’000 euros seront dédiés à ce dispositif. (Renseignements : Cil Interlogement 05’61’14’52’52)
Un écoquartier à la Cartoucherie : vers un premier écoquartier toulousain.
L’objectif est de définir un projet de société favorisant l’implication citoyenne et proposant un équilibre entre logements, déplacements, environnement, social et activité économique. Avec ses 30 hectares de terrain et la construction de 3’000 logements, l’émergence du quartier de la Cartoucherie offre une belle opportunité pour inventer une nouvelle manière de vivre ensemble. En 2009, habitants, élus, associations, urbanistes et promoteurs ont été concertés. Leurs réflexions ont permis de réorienter le projet, de définir les grands axes du projet et de mener des études complémentaires. Ces dernières ont porté sur les points suivants.
- la mobilité et le stationnement. Ambition ? Réduire le nombre de voitures sur le site. Le développement des modes doux de déplacements (tramway, pistes cyclables, cheminements piétonnier...) et la création de parkings évolutifs permettraient de favoriser l’apparition de nouvelles habitudes de déplacement.
- la diversification énergétique. Le défi est de proposer des logements accessibles financièrement tout en étant économes en énergie. Parmi les pistes explorées : utilisation d’énergies renouvelables (bois, solaire...), isolation et orientation des bâtiments.
- l’implantation des commerces. Objectif : créer des lieux de vie favorisant le vivre ensemble. Le projet précédent prévoyait de concentrer les commerces, avenue de Grande Bretagne. Il a été abandonné au profit de deux centralités organisées autour des futures stations de tramway.
- l’activité économique et l’enseignement supérieur. La proximité de plusieurs écoles d’enseignement supérieur et la potentielle arrivée d’une École régionale de santé au sein de l’écoquartier seront prises en compte pour offrir des animations et des services adaptés aux étudiants.
- l’ouverture du site sur l’ensemble du quartier. Un piège à déjouer : le repli de l’écoquartier sur lui même. L’adoption de nouvelles formes urbaines permettra une insertion aérée et harmonieuse sur l’avenue de la Grande Bretagne qui va également changer de visage (trottoirs élargis, plantation d’arbres, passage du tramway...). Par ailleurs, les quartiers périphériques de la Garonne à la Cépière seront soumis à de nouvelles règles d’urbanisme qui permettront, à terme, de les intégrer dans un projet d’ensemble cohérent avec la Cartoucherie.
Ces grandes orientations définies, le projet entre en phase de concrétisation. Acquisitions de terrains, opérations de démolition et de dépollution sont inscrites au budget 2010 pour un montant de 7 millions d’euros. Les premiers habitants devraient pouvoir s’installer à l’horizon 2014.
Réconcilier la ville et ses quartiers, telle est la vocation du Grand projet de ville (GPV).
Pour mieux répondre à cette ambition, ce vaste programme concernant Empalot et les quartiers du Mirail (Bagatelle, Faourette, Papus, Tabar, Bordelongue, Bellefontaine, Reynerie...) a été repensé en concertation avec les habitants. De nouvelles orientations ont été définies.
Parmi elles :
- réaménager les quartiers autour de places centrales réunissant de multiples fonctionnalités (commerces, lieux de vie, services, équipements, animations, marchés...) ;
- reconnecter les quartiers avec le centre ville (en favorisant notamment les flux entre l’université du Mirail et les habitants, en développant la mixité sociale, en dynamisant l’offre culturelle autour de festivals et de grands d’équipements : Château de la Reynerie, Fabrique culturelle de l’université, future Maison de l’image place Abbal...) ;
- résoudre les problématiques sociales prioritaires : éducation (accueil rénové de la petite enfance, programme de réussite éducative, mise en place d’équipes de prévention...), tranquillité publique, emploi (reconnecter demandeurs d’emploi et secteurs d’activité), vivre ensemble (soutien aux associations et aux animations de quartier, médiation d’immeuble...).
Fort de ces nouvelles ambitions, le GPV a été relancé l’année dernière. Les autorisations de programme qui lui sont dédiées s’élèvent aujourd’hui à 87 millions d’euros, dont 17,5 millions inscrits en 2010. Ce budget permettra la réalisation d’équipements majeurs (création d’une bibliothèque inter quartier à la Reynerie et d’un groupe scolaire dans le secteur Jean Gilles, reconstruction d’une école à Bellefontaine, remise en état du centre social de La Faourette...) et la poursuite d’une série de mesures pour la réussite éducative, l’insertion par l’emploi, l’expression de la citoyenneté, le renforcement de la vie associative... Le GPV bénéficie d’un budget supplémentaire de 12 millions d’euros provenant de la Communauté urbaine du Grand Toulouse.
École
Le budget dédié à l’enseignement et la formation mobilise 97,6 millions d’euros de fonctionnement et 22 millions d’investissement.
Rénover l’existant
Le patrimoine scolaire fait peau neuve. L’hiver dernier, un audit réalisé dans la totalité des écoles a permis de recenser les travaux à réaliser. Bilan : 60 millions d’euros dédiés à la remise à niveau des bâtiments sur trois ans (20 millions en 2010).
Vers de nouvelles écoles
De nouveaux groupes scolaires vont voir le jour. Une autorisation de programme de 15 millions d’euros est proposée. 1,1 million d’euros de crédits de paiement permettront, dès cette année, d’engager la construction des groupes scolaires Lucie Aubrac (dans le futur écoquartier La Salade) et Ponts Jumeaux ainsi que des études pour l’implantation de nouveaux établissements (Avranche et Guilheméry).
Animation des CLAE
L’effort engagé pour les centres de loisirs associés à l’école (CLAE) est maintenu, une enveloppe de 15,6 millions d’euros leur est consacrée. Ce budget tient compte de la diminution du temps scolaire décidée par l’État (de 26 à 24 heures hebdomadaires) qui impose aux CLAE d’assurer 2 heures d’animation supplémentaires par semaine depuis l’année dernière.
Du bio dans les cantines
L’offre de produits bio proposée dans les cantines se poursuit. 9,3 millions d’euros sont inscrits au titre des dépenses d’alimentation cantines, en augmentation de 2,2%.
« La culture pour tous, par tous, partout ». Les crédits d’investissement consacrés à la culture en 2010 s’élèvent à 10,7 millions d’euros (en progression de 19% par rapport à 2009) et les dépenses de fonctionnement à 100 millions d’euros.
Soutien aux acteurs culturels
Encourager la création et l’émergence de nouveaux projets. Tel est l’objectif de la Ville qui mobilise 12,6 millions d’euros, sous forme de subventions et de partenariats, pour soutenir les acteurs culturels et le tissu associatif.
La Novela
Initiée en 2009, la Novela est reconduite en 2010 pour un montant total de 0,5 million d’euros. Dédié à la culture scientifique, ce « festival des savoirs » se concentrera cette année sur quatre thématiques : l’aventure de la recherche, la mémoire, les 50 ans du laser, la ville numérique. À découvrir en octobre prochain.
Parcours culturel gratuit
Le parcours culturel gratuit lancé à l’automne se poursuit grâce à une enveloppe de 150’000 euros. Destiné aux élèves des écoles maternelles et élémentaires, ce circuit pédagogique gratuit a pour vocation de sensibiliser les enfants à la culture, de favoriser l’acquisition des connaissances et de les initier à la pratique artistique. Mené en lien avec l’éducation nationale, ce parcours se déroule pendant le temps scolaire.
Nouveaux équipements
À noter également, le lancement de plusieurs opérations qui permettront l’émergence de nouveaux sites culturels. Parmi eux :
le Quartier des sciences, situé sur les allées Jules Guesde et rue des trente six ponts, pourrait accueillir notamment l’université de Toulouse (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur PRES), un centre de culture scientifique et la Cité internationale des chercheurs ;
le Château de la Reynerie deviendra un lieu ouvert au quartier et aux visiteurs ;
la Maison Nougaro s’installera dans la maison éclusière des allées de Brienne. Constituée d’une salle de spectacles et d’un espace d’expositions, elle célébrera la mémoire du poète toulousain.
Patrimoine culturel
En ce qui concerne le patrimoine culturel, des travaux de rénovation sont prévus sur plusieurs sites (théâtre du Capitole, ensemble des Jacobins, école des Beaux Arts, musée Saint Raymond...). L’acquisition d’ouvrages pour les bibliothèques, d’œuvres et d’objets d’art des musées mobilise une enveloppe de 2,4 millions d’euros.
Les crédits d’investissement alloués à cette politique représentent 19 millions d’euros (en progression de 17% par rapport à 2009), les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 50 millions d’euros.
La piscine patinoire des Argoulets
Une enveloppe de 8 millions d’euros permettra la finalisation du complexe sportif Alex Jany. Situé dans la zone de loisirs des Argoulets à quelques pas du métro, ce bâtiment haute qualité environnementale devrait ouvrir ses portes en début d’année 2011. Il abritera une patinoire (1’600 m² de glace) et une piscine composée de trois bassins (un de 25 mètres, un dédié à l’apprentissage et une pataugeoire).
Le bâtiment amiral Job
Inauguré au printemps dernier, le chantier se poursuit et mobilise cette année une enveloppe de 6 millions d’euros. Restauré et réaménagé, le bâtiment « amiral » de l’ancienne usine Job devrait accueillir ses premiers visiteurs à la rentrée 2011. Ils y découvriront une piscine de 25 mètres, une école de musique et une maison des jeunes et de la culture (MJC). Le bâtiment accueillera également des associations de quartier.
Équipements sportifs
Le budget prévoit également la création et l’aménagement d’équipements de proximité dans les quartiers, la réalisation de terrains synthétiques (Pradettes et Pouvourville) et la mise en lumière de stades.
Aides et subventions
C’est par les subventions aux clubs de quartiers et d’élite que se traduit principalement la mise en œuvre de la politique en matière sportive : une enveloppe de 6,9 millions d’euros est prévue à cet effet. Les interventions dans le champ de l’animation socio culturelle se matérialisent également par un soutien important aux acteurs le terrain. Par ailleurs, des crédits sont alloués à la jeunesse pour financer la Semaine de l’Étudiant et soutenir des associations intervenant auprès de ce public. À noter également, le maintien de la manifestation estivale « La Plage à Toulouse » qui mobilise le même montant qu’en 2009, soit 800'000 euros.
4,5 millions d’euros de crédits d’investissement permettront de mener des actions en faveur des familles, les dépenses de fonctionnement s’élevant à 35,7 millions d’euros.
150 nouvelles places en crèches
Un programme pluriannuel dédie 14 millions d’euros aux crèches. En 2010, des opérations seront engagées dans les crèches Jean Rieux et Fourtanier, les centres multi accueil Moulis Croix Bénite, Soupetard et Tibaous, l’équipement petite enfance Jules Julien.
Dès 2010, 56 nouvelles places seront créées dans les crèches de Bagatelle (6 places) et de Fourtanier (50 places). Parallèlement, le secteur associatif prévoit l’ouverture de 128 places. Compte tenu de la suppression de 34 places (du fait de la fermeture ou du réaménagement de certaines structures), ce sont donc 150 nouvelles places qui accueilleront bientôt les petits Toulousains.
Soutien aux associations
8,3 millions d’euros permettront de soutenir les associations dédiées à la petite enfance. En augmentation de 18% (+ 1,3 M€), ce budget tient compte de l’application de la nouvelle convention collective qui, depuis janvier 2010, induit une hausse importante des charges de ces structures (+ 18%). La Ville a donc décidé d’augmenter ses subventions de manière à ne pas mettre en péril la cinquantaine d’associations intervenant dans ce domaine.
Démocratie de proximité : vers une nouvelle respiration démocratique...
Initié par les Rencontres de la démocratie locale, les Assises de la mobilité et de la culture, le débat citoyen se pérennise en s’organisant au cœur des quartiers. En 2010, une enveloppe de 2,4 millions d’euros permettra la réalisation de deux maisons de la citoyenneté et d’un espace de la diversité.
Deux maisons de la citoyenneté
Objectif : installer une maison communale de la citoyenneté dans chaque secteur. Leurs missions ? Proposer des lieux d’animation de la démocratie locale, d’organisation de débats citoyens et de ressources pour les associations. Les Toulousains y trouveront des services publics et des informations. Ils pourront y rencontrer les élus de leur secteur qui assureront des permanences. Le budget 2010 prévoit 2 millions d’euros pour l’installation de deux maisons de la citoyenneté dans les secteurs 3 (Toulouse Nord) et 5 (Toulouse Sud Est), situées respectivement dans la maison Gélibert et dans le bâtiment Niel.
Un espace de la diversité
Le budget 2010 consacre une enveloppe de 400’000 € pour initier la seconde tranche des travaux de la rue d’Aubuisson afin d’y installer l’espace de la diversité. Il rassemblera la mission égalité de la Ville, l’Observatoire des discriminations, le Centre LGBT (lesbien, gay, bi et trans), le conseil des résidents étrangers... L’espace de la diversité prendra place dans l’ancienne usine de textile située 38 rue d’Aubuisson. Complètement rénové, le lieu accueillera également une mairie annexe, des salles pour les associations, une salle de spectacle... Les Toulousains pourront bénéficier de ce nouvel espace public fin 2011.
Bâtiments haute qualité environnementale, développement des transports en commun, création d’écoquartiers... Le respect de l’environnement guide l’ensemble des actions municipales. Les principes du développement durable seront appliqués dans un nombre important d’opérations, qu’il s’agisse d’équipements qui ouvriront 2010 (production d'électricité à partir de panneaux photovoltaïques à l’école maternelle Bastide, par exemple), ou en cours de réalisation (équipements à énergie positive tels que le groupe scolaire et la crèche à Ponts Jumeaux, bâtiments basse consommation tels que la maison de la citoyenneté du secteur 5).
Transversale, cette politique se manifeste également de manière plus visible à travers la préservation de la biodiversité, le déploiement des modes doux de transport... Ainsi, 2,9 millions d’euros sont investis dans les espaces verts en 2010. Parmi les nouveaux aménagements : la création d’un espace nature à Saint Martin du Touch et la mise en place des jardins partagés. En terme de fonctionnement, 1,1 millions d’euros supplémentaires sont dédiés à leur entretien et leur embellissement. Par ailleurs, 5,2 millions d’euros assureront le fonctionnement du système de location VélôToulouse. Autre action inscrite au budget : l’insonorisation des riverains de l’aéroport Toulouse Blagnac (0,5 million d’euros), qui prend la forme d’une avance remboursable. Des crédits sont également prévus pour le « plan climat de Toulouse ».
La solidarité s’applique dans divers champs : création de logements sociaux, coup de pouce aux familles en difficulté pour financer les repas dans les cantines, aides aux étudiants en matière de transports en commun et de cautions, mise en place d’un parcours culturel gratuit...
De manière plus spécifique, les interventions sociales se manifestent à travers des subventions, le fonctionnement de services municipaux dédiés, le développement de l’économie sociale et solidaire.
Subventions
La subvention au Centre communal d’action sociale est fixée à 14,4 millions d’euros (en augmentation de 5,1% par rapport à 2009). Cette progression permettra notamment de développer des actions à destination des familles en difficulté et des personnes âgées. Les crédits prévus pour les subventions aux acteurs de ce secteur s’élèvent à hauteur de 2 millions d’euros dont 400’000 euros sont consacrés aux actions menées dans le cadre du projet Réussite éducative.
Lutte contre les discriminations et les exclusions
Mis en place au cours de l’année 2009, deux nouveaux services municipaux sont dédiés à la lutte contre les discriminations et les exclusions. Le premier a créé un Observatoire des discriminations et travaille en étroite collaboration avec les associations et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). La lutte contre les exclusions se consacre à la gestion des aires d’accueil des gens du voyage et à la mise en place d’actions en matière de logement d’urgence.
Économie sociale et solidaire
Le service municipal dédié à l’économie sociale et solidaire se renforce et dispose d’une enveloppe budgétaire de 110’000 euros. Il a vocation de soutenir les associations, coopératives, mutuelles expérimentant de nouveaux modèles économiques œuvrant pour l’intérêt général et l’utilité publique. Ils plébiscitent l’égalité des personnes, la primauté de l’Homme sur le capital, l’ancrage local, le respect de l’environnement et s’appuient sur un processus de décision démocratique : une personne = une voix.






