Affichage : Classique / Personnalisé

Liens utiles

Clics pratiques

Musées en ligne

Savoirs en réseau

Sites de scènes

Rendez-vous

Web 2.0

Groupe des Élus verts

Insécurité : il n'y a pas de solution simple à un problème complexe

La sécurité est une préoccupation majeure et légitime pour nombre de nos concitoyens et, il faut le rappeler, la violence et la délinquance touchent en premier lieu les plus vulnérables.
 

Logo du groupe des élus verts

Tribune parue dasn le journal à Toulouse avril 2012

C’est devenu le thème régulier d’un débat public pollué par les postures démagogues, en dépit de l’échec patent des politiques du tout sécuritaire. Or c’est un sujet trop sérieux pour être instrumentalisé par des responsables politiques qui manipulent les peurs de nos concitoyens pour faire croire qu’il existe des solutions simples à un problème complexe.

A rebours de cette tendance, la Ville de Toulouse opte pour une approche dépassionnée de la question. La vidéosurveillance en particulier fait l’objet d’une réflexion de fond alimentée par l’audition de nombreux experts. La création de la Commission des libertés publiques permet d’ouvrir un débat constructif étayé par des diagnostics précis, et d’interroger ainsi la pertinence d’un outil au regard d’une situation donnée.
Car la croyance qu’un simple outil pourrait résoudre la complexité des situations relève du registre de la magie. Le développement de la vidéosurveillance sur la voie publique n’est en rien une preuve de son efficacité, qu’il s’agisse de dissuasion ou d’élucidation. Pas plus qu’elles ne font diminuer la délinquance, les caméras n’atténuent le sentiment d’insécurité. C’est par ailleurs un système très coûteux, et qui présente le danger de se substituer à la présence humaine.
Car c’est bien sur le terrain que sont les besoins, et d’abord dans les zones les plus touchées par l’insécurité. La police doit y être présente pour dissuader les comportements délictuels. Dans une approche véritablement qualitative de ses missions, la police fait partie des services rendus à une population et il apparaît aujourd’hui que sa réforme est nécessaire. Tout d’abord pour sortir de la culture du seul résultat, qui la déconnecte des besoins réels, et pour recentrer ses missions sur la lutte contre les crimes et délits.
Il faut également coordonner l’action des institutions de l’Etat et de la police municipale et au-delà reterritorialiser les questions de sécurité, car seule la prise en compte de la réalité des phénomènes permettra d’apporter des réponses efficaces.
Pour cela, notre collectivité doit se doter d'un répertoire d'outils et de modes d'intervention largement concertés. A Toulouse, le diagnostic mené sur le quartier Arnaud Bernard démontre que la sécurité est l'affaire de tous les acteurs et porteurs des politiques de développement social, culturel, éducationnel travaillant avec l’appui de la police et de la justice. Il est urgent de passer à des politiques responsables dont les maîtres mots soient la prévention, la dissuasion, la sanction, la réparation et la réinsertion.
Il est pour finir nécessaire d’améliorer les relations entre la police et la population qui joue un rôle majeur dans la prévention des risques. C’est le sens de l’engagement des écologistes pour la reconquête des espaces publics –ce que l’on nomme la prévention situationnelle- en repensant les territoires pour et par les habitants.


Retrouvez les archives des textes publiés en consultant le magazine à Toulouse.


Groupe des Élus Verts
27, rue des lois
31 000 Toulouse
05 61 22 27 52
Écrire un courriel
www.toulouse.elusverts.fr

 

 


Agenda

mer. 23

> Aujourd'hui   > Cette semaine

> Recherche avancée