Exposition Toulouse Renaissance
Le musée des Augustins et la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine présente Toulouse Renaissance. Une exposition en deux volets sur l’âge d’or toulousain. Trois bonnes raisons de la visiter. 

1 - Parce que c’est une première 

C’est en effet la première fois que la période de la Renaissance toulousaine bénéficie d’une telle exposition. À partir du XVIe siècle, Toulouse est un foyer artistique florissant, une cité à son apogée, « siège d’un immense archevêché, d’un parlement souverain et d’une université réputée » dixit Pascal Julien, commissaire scientifique de l’exposition.
Imaginée en partenariat avec l’Université Toulouse Jean-Jaurès, l’exposition « permet de réévaluer les apports de la ville au rayonnement de la Renaissance en France ». 

2 - Parce qu’il y a deux expositions en une… voire plus 

Deux lieux (le musée des Augustins et la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine), deux expositions, rien de moins pour découvrir la Renaissance à Toulouse. « L'exposition met ainsi en lumière le renouveau du goût fondée sur l’Antique » poursuit Pascal Julien.
À la BEP est présentée une quarantaine de livres précieux et d’enluminures, allant de 1455 à 1585, dont un bréviaire provenant de Cambridge exposé pour la première fois en France.
Le Musée des Augustins, quant à lui, propose en cinq sections près de 130 œuvres (peintures, sculptures, tapisseries, vitraux, joaillerie…), datant de 1490 à 1620, témoins de la vitalité et du rayonnement de l’ancienne Palladia Tolosa.
À cela s’ajoutent une application mobile pour visiter les hôtels Renaissance de la ville et un site web pour découvrir une centaine de manuscrits enluminés. 

3 -  Pour ses œuvres inédites et ses prêts prestigieux

Parmi les pépites de l’exposition prêtées par le musée du Louvre, le musée national du château de Pau ou la cathédrale de Rodez, citons les merveilleux vitraux tout juste restaurés de la cathédrale d’Auch, exécutés vers 1509 par l’atelier du peintre verrier toulousain Arnaut de Moles ou encore le délicat Ecce Homo en bois peint de la Cathédrale d’Albi.
À découvrir également, les enluminures anciennement détachées du bréviaire de Cambridge réalisé vers 1460, peintes par le maître du missel Fieubert et plusieurs enlumineurs, récemment redécouvertes et données à la BEP par un donateur ou la Dame Tholose, réalisée par le sculpteur toulousain Jean Rancy en 1550 et installée alors sur le donjon du Capitole comme girouette. Première statue en bronze fondue en dehors des ateliers du roi. La Renaissance dans ses plus beaux atours.

 

« Toulouse Renaissance », jusqu’au 24 septembre
Musée des Augustins, 21 rue de Metz. 
Rendez-vous sur le site du musée

« Quand la peinture était dans les livres », jusqu’au 16 juin
Bibliothèque d’Etude et du Patrimoine (BEP) de Toulouse, 1 rue du Périgord. 
Rendez-vous sur le site des bibliothèques