Akiko Suwanai
Après avoir joué à la Halle aux grains les 23 et 24 octobre dernier sous la direction de Tugan Sokhiev, la soliste a rejoint l’Orchestre du Capitole au Japon.
« L’Orchestre du Capitole produit un son à la fois profond et lumineux comme je n’en ai jamais entendu jusqu’ici en France ».
Au Kyoto Concert hall samedi 7 novembre, un lieu à l’acoustique exceptionnelle, les musiciens ont vécu une expérience musicale étonnante. Le lendemain dimanche, direction Tokyo au Musashino Civic Cultural construit dans un quartier de la capitale. Accueil très chaleureux pour l’ONCT, ce qui a surpris les observateurs, car ici le public n’extériorise guère ses sentiments.
A l’issue du concert de lundi 9 novembre au Tokyo Bunka Kaikan, Akiko Suwanai s’est livrée à quelques commentaires et a donné ses impressions. Née au Japon, la violoniste qui vit à l’étranger depuis 17 ans, et à Paris depuis 1999, est considérée comme une star dans son pays. Elle s’y produit une fois par an environ : « C’est toujours la fête pour moi mais aussi pour le public qui doit attendre de nombreux mois avant de m’écouter ; cela représente quelque chose de très fort ».
Evoquant la tournée et sa collaboration avec la formation toulousaine, elle se félicite du choix des compositeurs « Tchaikovski et Brahms sont très près de mon cœur ». Quant à l’Orchestre du Capitole, « il est magnifique et sensible. C’est merveilleux de jouer avec lui : c’est comme à l’opéra, c’est comme si je chantais avec mon violon… » Et d’ajouter : « L’orchestre produit un son très spécial, très profond, qui peut être aussi lumineux et léger, et qui me touche énormément. Je n’ai jamais cela entendu en France. Cela tient à l’influence de Tugan Sokhiev ».






