Balades d'été Sur les pas des toulousains célèbres

Et si nous profitions de l'été pour (re)découvrir des quartiers ? Cette semaine, marchons dans les pas de personnalités toulousaines marquantes.

Les savants

Jurisconsulte, théoricien du droit romain, Jacques Cujas est né à Toulouse en 1522. La ville lui a rendu hommage avec une rue et une statue, place du parlement, derrière le palais de justice. C'est à Toulouse que Pierre de Fermat fit ses études de droit, même si c'est dans le domaine des mathématiques que lui est venue la renommée à laquelle il doit qu'on ait donné son nom à un lycée bien connu du centre-ville. Une place porte le nom de Jean-Etienne Esquirol, psychiatre né à Toulouse en 1772 à qui l'on doit notamment d'avoir fait voter la loi obligeant chaque département à se doter d'un hôpital spécialisé, ainsi que d'avoir combattu les internements arbitraires. Doyen de la faculté des sciences de Toulouse, Paul Sabatier reçu le prix Nobel de chimie en 1912. Une université porte aujourd'hui son nom. Eugène Trutat fut le premier conservateur puis le directeur du Muséum de Toulouse. Géologue et naturaliste, il était aussi photographe et il popularisa les conférences scientifiques basées sur des projections. Sur le site de l'hôpital Purpan, un pavillon porte le nom de Louis Lareng, né en 1923 et inventeur du SAMU en 1968.



La salle des illustres, au Capitole, est un véritable panthéon toulousain, rendant hommage à des figures marquantes de la ville avec des bustes de Riquet, Esquirol, Fermat et bien d'autres.

Les artistes

Qui dit Toulouse pense évidemment à Nougaro, qui l'a si bien chantée. Mais Toulouse, c'est aussi Juliette ou Art Mengo. C'est également la ville de naissance de Carlos Gardel qui deviendra à Buenos Aires le plus célèbre des chanteurs de tango. Dans un autre style, c'est aussi la ville où fut formé le compositeur Déodat de Séverac.
A Toulouse il ya aussi des écrivains. Pierre Goudouli (Pèire Goudoulin), auquel une statue rend hommage place Wilson, est un poète occitan marquant du XVIIe siècle. Le chemin de Ramelet Moundi porte le nom de son œuvre majeure. Plus récemment, le nom de José Cabanis, romancier et académicien, a été donné à la médiathèque de Toulouse. Plus récemment encore, c'est sur les bancs du lycée Fermat que Bernard Werber aurait commencé la rédaction de son best-seller Les fourmis. Aujourd'hui encore, c'est de Toulouse que Pascal Dessaint écrits ses romans dont certains, comme Du bruit sous le silence, ont comme cadre la ville rose.
Le créateur de la Galerie du Château d'eau, Jean Dieuzaide, est le plus connu des photographes toulousains. Il n'y est cependant pas le seul chasseur d'image, puisque la ville a accueilli également Germaine Chaumel (dont une rétrospective à l'espace EDF Bazacle a été un immense succès début 2013) ou Georges Ancely qui a laissé son nom à un quartier de la ville et dont une partie de l'œuvre est conservée au musée Paul Dupuy.

Les engagés

Par leur engagement dans la vie de la cité, certains toulousains sont entrés dans l'Histoire. C'est le cas bien sûr de Jean Jaurès, assassiné il y a bientôt un siècle parce qu'il refusait la fatalité d'une guerre, il fut élu à la mairie de Toulouse où il résida dans un immeuble de l'actuelle place Salengro. Egalement figure marquante du mouvement social, Georges Séguy est né à Toulouse en 1927. Engagé très jeune dans la Résistance, il deviendra syndicaliste cheminot et secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982. D'autres toulousains se sont illustrés par leurs actes de résistance à l'Occupation. Ils sont nombreux à avoir laissé leur nom à des rues toulousaines, comme Louis Plana, Achille Viadieu, Henri Desbals, ainsi qu'à des stations de métro, Marcel Langer ou François Verdier, et même à un hôpital pour Joseph Ducuing.

Les hommes d'église

Toulouse accueille les restes de saint Saturnin (saint Sernin) et de saint Thomas d'Aquin, respectivement ensevelis dans la basilique saint Sernin et aux Jacobins. La cathédrale saint Etienne abrite la tombe de Jules Saliège, archevêque de Toulouse pendant l'Occupation, qui s'insurgea contre le sort fait aux juifs dans une lettre destinée à toutes les paroisses de son diocèse et qui fut lue sur les ondes de radio Londres.


 

Article mis à jour le 03/09/2013