Résolution 6. Pour un projet urbain qui facilite les déplacements
Une ville qui vit, c’est un territoire où les gens se déplacent. La revalorisation des coeurs de quartier et de la nature en ville, si elle est nécessaire, ne freinera pas le besoin insatiable de mobilité de la quatrième métropole de France. C’est pourquoi la collectivité toulousaine a fait de la question des déplacements une priorité assumée. Cette priorité se traduit par un plan de déplacements urbain d’une ambition sans précédent : 3,8 milliards d’euros sont programmés d’ici 2030, dont 900 millions d’ici 2020 c’est-à-dire sans attendre notre troisième ligne de métro.

3,8 milliards d’euros programmés d’ici 2030

Ce volontarisme est guidé par une idée simple : si l’on veut que les foyers toulousains délaissent leurs voitures, ou au moins l’une de celles-ci, encore faut-il qu’ils disposent d’une vraie alternative. De plus, il convient d’anticiper les besoins de mobilité qui, compte tenu du dynamisme économique et démographique de notre agglomération, ne vont pas décroitre par enchantement.

La contrainte, parce qu’elle décourage la mobilité et fait des transports en commun une solution de repli, est une fausse solution, qui pousse d’ailleurs de nombreuses familles toulousaines à quitter Toulouse. À l’inverse, le projet urbain toulousain veut d’abord procéder par incitation en proposant des transports en commun compétitifs : en termes de temps de parcours, de confort, de fiabilité, de sécurité, de commodité…

Pour toutes ces raisons, la collectivité s’est engagée à créer une troisième ligne de métro. Baptisée Toulouse Aerospace Express, elle desservira à elle seule un habitant sur trois et deux emplois sur trois de notre métropole ! Par ailleurs, le tracé de cette troisième ligne a été conçu comme une épine dorsale du développement toulousain (qu’il s’agisse de connecter des logements, des bureaux ou des infrastructures), en desserte directe comme en intermodalité.

10 Linéo seront mises en service

Dans le temps du mandat 2014-2020, 10 Linéo, ces lignes de bus à haut niveau de cadencement, d’amplitude, de vitesse, d’information et de confort, auront été mises en service pour mieux relier les communes de la première couronne et la ville-centre. La contribution annuelle de Toulouse Métropole à Tisséo va fortement progresser, passant de 100 à 180 millions d’euros. Autre exemples de réalisation, le téléphérique urbain sud reliera le site de l’Oncopole à l’Université Paul Sabatier en passant par le CHU de Rangueil, tandis que la capacité de la ligne A du métro va être doublée.

La ville des mobilités doit aussi favoriser les modes actifs de déplacements : parce que Toulouse, par son climat et son faible relief, offre un terrain favorable à la marche à pied et au vélo, mais aussi parce que son tissu urbain historique est bien trop resserré pour les modes de transport en commun aériens (bus ou tram). Les voies cyclistes seront donc prolongées, généralisées et sécurisées. Enfin, les zones piétonnes seront étendues et les cheminements piétons confortés : parce que le développement des transports en commun et de la marche vont de pair.

Le projet urbain toulousain prévoit aussi d’étendre le plan local de stationnement, qui favorise la rotation des utilisateurs tout en facilitant la vie des riverains. Autre angle de travail, les pôles d’échanges multimodaux intramuros doivent mieux être intégrés dans leur environnement immédiat.
La question de la réorganisation de certains parkings relais est d’ailleurs posée, à Jolimont comme aux Arènes, pour améliorer leur fonctionnement pratique.

Enfin, le réseau ferré doit prendre toute sa part dans l’offre de transports toulousaine, qu’il s’agisse de transports urbains (l’étoile ferroviaire toulousaine et les emprises liées offrent de larges marges de progression), régionaux (toute l’aire de vie toulousaine doit être mieux irriguée), ou encore nationaux.
C’est ici le sujet de la LGV, pour laquelle Toulouse se bat sans relâche afin que Bordeaux ne soit plus qu’à une heure, et Paris à trois heures. Une nécessité.

 

La troisième ligne de métro :  une épine dorsale du développement toulousain



Pour aller plus loin

Présentation générale du Manifeste pour un projet urbain qui affirme notre identité
Résolution 1. Pour un projet urbain qui valorise notre patrimoine
Résolution 2. Pour un projet urbain qui permet notre développement
Résolution 3. Pour un projet urbain qui favorise la nature en ville
Résolution 4. Pour un projet urbain qui s'inscrit dans notre histoire
Résolution 5. Pour un projet urbain qui rapproche les habitants
Résolution 7. Pour un projet urbain préparé et concerté
Résolution 8. Pour un projet urbain qui voit loin