Résolution 4 - Pour un projet urbain qui s'inscrit dans notre histoire
Le développement de la ville sur elle-même, seule alternative à l’étalement urbain, est une constante de notre histoire depuis la Toulouse romaine. Mais, pour construire un projet urbain qui fonctionne et que chacun s’approprie, il convient de partir de l’existant. En matière d’urbanisme, la page blanche ne marche pas, comme nous l’ont montré certains échecs du passé. C’est pourquoi le projet toulousain a fait le choix d’un développement sur mesure, selon la typologie du bâti existant, dans le respect de « l’esprit des lieux ».

Pour mettre en oeuvre cette volonté de cohérence et d’insertion, les règles d’un urbanisme modéré et circonstancié ont été mises en place, distinguant les secteurs de notre ville selon qu’ils méritent d’être préservés, accompagnés, renouvelés ou restructurés. Ce zonage est lui-même précisé par d’autres règles plus fines encore concernant l’alignement, les hauteurs, les gabarits, les formes architecturales, les surfaces libres et bâties… Par ailleurs, cette classification croise, dans une vision prospective, les notions d’accessibilité (tous modes), d’équipements publics, de réseaux, d’espaces verts, de services…

Nous ne sommes donc pas dans une démarche dogmatique, un processus d’évolution uniforme ou une volonté de rupture. Il s’agit, à l’inverse, de conserver la diversité des quartiers toulousains, qui fait l’identité et la richesse de notre ville. Le parti-pris du projet urbain toulousain est de garder, révéler et cultiver les atouts forts et propres à chacun des espaces qui composent Toulouse. Nous devons nous inscrire dans une continuité urbaine. Il nous faut retrouver le temps long. Cette volonté d’insertion facilitera l’adhésion des riverains aux opérations de construction.

Nous voulons prendre en considération le caractère propre de chaque quartier, lorsque cette particularité existe. Nous sommes très attachés à la notion toulousaine de quartier, porteuse de lien social et de proximité, plus que jamais nécessaire alors que la ville grandit et que la métropole s’affirme. Car nous ne voulons pas d’une ville anonyme et impersonnelle !

Cette méthode est celle de l’urbaniste Joan Busquets, déjà mise en oeuvre dans le centre-ville toulousain : ce qui fonctionne est maintenu et valorisé ; n’est revu ou repensé que ce qui doit l’être. Cette approche empreinte d’humilité prend souvent la forme d’un retour aux sources : par exemple, les allées Jean-Jaurès vont être aménagées en promenade, ainsi qu’elles furent conçues initialement ; de même, l’île du Ramier va être repensée en zone verte et de loisirs, retrouvant l’esprit du « Parc Toulousain » de la première partie du XXe siècle ; encore, la place Victor-Hugo va redevenir principalement piétonne, fidèle à son esprit originel.

Cette vision est aussi porteuse d’avenir, comme le montre la transformation de Montaudran en campus de recherche et d’innovation, qui prolonge à sa manière vers le futur l’histoire des pionniers de l’Aéropostale. On le voit, les conditions du renouvellement urbain sont différentes d’un lieu à l’autre.Certains espaces peuvent faire l’objet d’une densification plus importante que d’autres. Typiquement, les nouvelles entrées de ville, en bordure de rocade, offrent un potentiel important de conquête et de renouvellement urbain


Un projet qui met en œuvre
une vision prospective "de notre développement"



Pour aller plus loin

Présentation générale du Manifeste pour un projet urbain qui affirme notre identité
Résolution 1. Pour un projet urbain qui valorise notre patrimoine
Résolution 2. Pour un projet urbain qui permet notre développement
Résolution 3. Pour un projet urbain qui favorise la nature en ville
Résolution 5. Pour un projet urbain qui rapproche les habitants
Résolution 6. Pour un projet urbain qui facilite les déplacements
Résolution 7. Pour un projet urbain préparé et concerté
Résolution 8. Pour un projet urbain qui voit loin