Les antennes radios quittent Jolimont

Depuis le 9 octobre 2013, le démantèlement du pylône de Bonhoure a commencé. Il sera suivi dans quelques semaines par le démontage de celui du Château d'Eau de Moscou.

Entre 1986 et septembre 2013, dans le quartier Bonhoure, un pylône de 61 mètres de hauteur a accueilli successivement des émetteurs de radio, de télévision analogique et numérique, puis de téléphonie mobile. Non loin de là, une autre série d'émetteurs a été installée sur le Château d'Eau de Moscou. Même si les niveaux d'émission de ces installations étaient en deçà des valeurs limites, l'Agence Nationale des Fréquences, les habitants du quartier et la Ville de Toulouse étaient d'accord pour estimer que ces équipements étaient sources de nuisances.

Octobre 2013 : démantèlement des installations

     

Depuis le mois de septembre 2013, les derniers émetteurs du pylône de Bonhoure ont cessé de fonctionner, leurs utilisateurs ayant pour la plupart transféré leurs émissions sur le site de Pech-David, à l'écart des habitations. Le 9 octobre, le démontage du pylône a démarré. Il sera suivi rapidement par le démantèlement des installations du Château d'Eau de Moscou, puis de la destruction du château d'eau lui-même.

 

Une des membres de l'association des habitants du quartier qui souhaitait ce démantèlement s'est vue remettre un boulon  du pylône !

Quel avenir pour ces deux sites ?

Dans un premier temps, et pour des raisons évidentes de sécurité, les 2000 m3 du bassin qui recevait le pylône de Bonhoure seront comblés. Dans les mois à venir, c'est avec les habitants du quartier que seront définis les nouveaux usages de ces deux sites.


Jolimont et la communication, une histoire ancienne

Parce qu'elles surplombent la ville, les collines de Jolimont ont été depuis le XIXe siècle un emplacement naturel pour des équipements de communication. Ainsi, à l'emplacement du pylône de Bonhoure, avait été mise en service en 1834 une des tours du télégraphe optique de Claude Chappe, faisant partie de la ligne Bordeaux - Avignon. Le progrès technique et l'arrivée du télégraphe électrique avaient rendu obsolète cet équipement dès 1853.

article-update-date 10/10/2013