Groupe Aimer Toulouse
Tribune parue dans le magazine municipal A Toulouse n°90 de l'été 2022.

Non au Burkini à Toulouse !

Les élus écologistes nous ont régulièrement gratifiés de polémiques et provocations dont nous nous serions bien passés. Dernière en date: la décision du Maire écolo de Grenoble, Éric Piolle, d’autoriser le port du Burkini au sein des piscines municipales. Par cette décision, ce mouvement politique franchit un nouveau cap et s’enferme toujours un peu plus dans une vision idéologique et sectaire.

Opposée à cette décision, Carole Delga, Présidente PS de la Région Occitanie, a adressé un message: «à ceux qui s’accommodent de la séparation, je réponds avant tout lutte pour l’égalité femmes-hommes». Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, a qualifié la décision grenobloise de «victoire des intégristes».

Contre la gauche républicaine, Antoine Maurice, chef de fil de l’Opposition municipale toulousaine et ami d’Éric Piolle, livrait au Journal Toulousain: «il n’y a pas à interdire des vêtements à la piscine pour des raisons de laïcité». Cette posture politique, bien loin de l’idéal républicain, n’a pas été celle du Tribunal Administratif de Grenoble qui a annulé la décision grenobloise, pour «atteinte grave aux principes de laïcité».

Nous à Toulouse, nous le réaffirmons: il y a un véritable désaccord entre une minorité militante, celle d’Antoine Maurice et d’Archipel Citoyen, favorable au Burkini, symbole de l’intégrisme religieux et d’une vision rétrograde du corps des femmes; et nous, élus de la Majorité Municipale, garants du pacte républicain, qui refusons le Burkini au nom de l’égalit républicaine et de l’émancipation des femmes.

Les écologistes contre les grandes manifestations populaires

Après avoir qualifié le Tour de France de «machiste et polluant», le Maire écologiste de Lyon récidive en refusant d’accueillir les demi-finales du Top14 de rugby. La raison: il ne veut pas qu’un constructeur automobile, sponsor de l’événement, expose des véhicules… pourtant électriques!

À Toulouse, nous pensons que de tels évènements sportifs sont des atouts pour notre ville. Nous accueillerons la Coupe du Monde de rugby en 2023. Le Japon a choisi d’établir son camp de base chez nous. Les Néo-Zélandais, les Fidjiens et les Samoans seront aussi de la partie. La venue à Toulouse des équipes et des supporteurs permettra de beaux moments d’échanges culturels à venir. Ceux-là même que le Maire de Lyon refuse à ses habitants sous-couvert d’écologie politique.

Les grands événements sportifs, l’élu toulousain d’Opposition «Archipel», Aymeric Deheurles, les connait bien. Sur les réseaux sociaux, chacun a pu suivre son week-end à Monte-Carlo lors du Grand Prix de Formule 1. Sévère à Toulouse, il donne des leçons de sobriété énergétique et défend même un vœu en Conseil municipal pour la journée sans voiture. Détendu au pied des Palaces à Monaco, il expose sa passion pour la compétition automobile et admire des bolides à essence… Il faut l’avouer, il y a comme… une incohérence. Faites ce que je dis à Toulouse, pas ce que je fais à Monaco…

Pour notre part, nous ne critiquons pas ce sport et relevons ses efforts de recherche de sobriété énergétique. Mais nous pointons l’incroyable contradiction d'un élu souvent donneur de leçons.

La sécurité du quotidien, pour les Toulousains !

Quand les Lyonnais font face, depuis plusieurs semaines, à l’escalade de la délinquance, le Maire écologiste-utopiste de Lyon se distingue en proposant un arrêt des politiques de sécurité et en renonçant à 1 million d’euros de subvention pour l’installation de nouvelles caméras de vidéoprotection. Le leader de nos «pastèques» locales Antoine Maurice -vert à l’extérieur et toujours plus rouge à l’intérieur- avait proposé la même chose: un moratoire sur le développement de la vidéoprotection. Il n'est pas surprenant que ces deux élus soutiennent Jean-Luc Mélenchon qui se distingue régulièrement par ses prises de position outrancières contre la Police. Il est pour nous inacceptable qu'un élu de la République puisse mépriser des femmes et des hommes qui ont comme mission quotidienne notre protection.

Face à l’inconscience et au dogmatisme de l’Opposition municipale toulousaine, nous agissons avec courage et responsabilité pour la sécurité de tous les Toulousains. Les 476 caméras de vidéoprotection, installées depuis 2014, sont essentielles pour la tranquillité des habitants et le travail quotidien des forces de l’ordre.

La Majorité Municipale tient ses engagements de recruter 100 policiers municipaux supplémentaires dans le mandat pour les porter à 430 d’ici 2026: 25 nouveaux policiers municipaux ont été recrutés en 2021 et 24 le seront en 2022.

Enfin, le Contrat de Sécurité, signé avec l’État en 2020, a déjà permis l’arrivée de 88 policiers nationaux supplémentaires à Toulouse, sur les 111 prévus.

La protection et la sécurité des Toulousains sont vraiment au cœur de nos préoccupations.

Les élus de la Majorité municipale Aimer Toulouse

Retrouvez les expressions politiques en audio dans le magazine À Toulouse n°90 de l'été 2022