Un film pour dire non au sexisme
Les jeunes du quartier La Vache disent non au sexisme. Ils ont choisi la vidéo comme moyen d’expression et ont réalisé un court-métrage : "Non mais je rêve".

Sur une idée de l’informatrice jeunesse du Point Information jeunesse (PIJ) Quartier Nord, ils se sont inscrits au concours "buzzons contre le sexisme"  organisé par l’association Matilda.

Soutenu par trois structures du quartier, le PIJ, le club de Prévention et l’association Alliances et Cultures, un  groupe d’une dizaine de jeunes âgés de 11 à 18 ans (5 filles et 6 garçons) ont réalisé le court métrage "Non mais je rêve" de 4 min 58.

Grâce à cette action, les jeunes ont pu réfléchir sur une thématique qui les interroge. Ils ont échangé, débattu, appris à argumenter. Cette initiative leur a permis de découvrir les techniques de la création vidéo : réalisation d’un story-board,  production, repérage, choix des costumes, et accessoires, création des dialogues, jeu en tant qu’acteur, prise de vue et  réalisation.

Ainsi depuis le mois d’octobre 2018, à raison de deux mercredis par mois, le groupe s’est réuni pour réaliser ce court-métrage. Celui-ci sera projeté à l’occasion de l’assemblée générale de l’association Alliances et Cultures le lundi 24 juin 2019 et lors de la fête du Contrat Local d'Accompagnement à la Scolarité (CLAS) du quartier.

Ils espèrent maintenant que les établissements scolaires le diffusent auprès de leurs élèves et n’ont qu’une envie : renouveller l’expérience !

Le scénario 

Lucas harcèle une fille avec son groupe d’amis dans un parc. En allant se coucher le soir, il fait des cauchemars et se réveille dans le corps de Mathilda, la fille qu’il a harcelée. Il retourne voir ses amis au parc pour leur expliquer ce qui lui arrive…

Les réactions des jeunes 

« Nous avons beaucoup appris sur le vocabulaire et la technique, ça a été instructif »

« Le jeu d’acteurs, ce n’est pas facile, il faut se concentrer et contrôler ses émotions : on a mis de côté nos histoires pour travailler ensemble, mieux se connaître et pour réaliser le film »

« Pourquoi pas dans notre futur professionnel travailler dans le cinéma ? »

« Cette expérience a été éducative , on nous a donné des responsabilités…on a appris à être assidus et patients car on a mis 5-6 mois pour réfléchir au sujet, travailler sur le film, le réaliser »

« L’aventure a duré longtemps mais on l’impression que c'était court »


Ce projet a été soutenu par le dispositif national  ville-vie-vacance et par le dispositif municipal Agir dans mon quartier