Balade artistique à Saint-Etienne - samedi 5 juin
Découvrez « L’envers du décor » du centre historique : une déambulation mêlant visite guidée et «miniatures » artistiques. 

À la fois singulière et pétillante, cette visite-spectacle sera déclinée en sept actes, de juin à octobre prochain.

Une expérience artistique du patrimoine toulousain

Un parcours à étapes architecturales et patrimoniales au cours duquel le visiteur pourra découvrir le cœur de ville entre histoire et poésie, tout en étant sensibilisé aux politiques de préservation et de sauvegarde du patrimoine.

Site Patrimonial Remarquable, Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, avez-vous dit ? Exactement, et c'est passionnant, pour peu qu'on aborde ces notions en faisant un pas de côté artistique... 

Par le collectif Culture en Mouvements et en partenariat avec l'Office de Tourisme.

(c) photo : DR


Informations pratiques

Samedi 5 juin, de 16h à 18h30 
RV : Place Saint-Étienne, devant la fontaine

Gratuit / Durée : 1h-1h30 

Départs échelonnés toutes les 30 minutes entre 16h et 18h30.
Sur réservation uniquement à : www.toulouse-tourisme/visites-guidees


"Notre-Dame la Daurade – Lumières retrouvées" : récit d'une renaissance
"Notre-Dame la Daurade – Lumières retrouvées" retrace la restauration exceptionnelle de la basilique entre 2017 et 2020. L'ouvrage invite à un fascinant voyage dans une histoire dont les racines plongent dans les tout premiers temps de la naissance de Toulouse. 

Pour qui a connu Notre-Dame la Daurade avant sa restauration en 2017, la métamorphose est spectaculaire. 
L’église assombrie, aux décors ternes, sans relief, aux mosaïques encrassées a retrouvé, deux ans plus tard, tout le faste de ses décorations et la splendeur de ses nombreux chefs-d’œuvre.
Un retour à la lumière et à la couleur qui rend ses lettres de noblesse à Notre-Dame la Daurade, et honore son nom tiré du latin deaurata : « couverte d'or ». 

La renaissance d'un bijou du patrimoine toulousain

Cette rénovation, d’une ampleur exceptionnelle, a permis de révéler le décor intérieur de l’église, et son exceptionnelle unité, mais aussi de compléter le clocher, de réviser les orgues, et de remettre le bâtiment aux normes. 
Les nombreux chefs-d’œuvre abrités dans la basilique ont été restaurés : les tableaux de Joseph Roques, les décors peints des voûtes, les robes de la Vierge Noire, les objets liturgiques, les décors sculptés, les grisailles, les pièces d’orfèvrerie de la salle du trésor… Du plus grand tableau à la plus petite oeuvre, c’est une renaissance complète qui s’offre aux yeux du visiteur. 

De précieux savoir-faire mobilisés

La rénovation de Notre-Dame la Daurade aura nécessité la mobilisation de 27 entreprises du bâtiment, de nombreux restaurateurs et professionnels de la conservation du patrimoine, ainsi que de l’atelier de restauration de la Mairie qui s’est consacré aux sculptures. 
Une large gamme de savoir-faire et d’expertises au service d’un chantier exceptionnel qui a duré 26 mois et mobilisé près de 5 millions d’euros (financés à 70% par la mairie de Toulouse et 30% par l’Etat). 
La qualité de cette restauration a été récompensée par le prix « Les Rubans du Patrimoine 2020 » qui distingue la mobilisation des collectivités dans l'entretien et la sauvegarde du patrimoine.
 

Un livre d’histoire(s)




Cet ouvrage a été conçu comme un livre d’histoires racontées au présent. Il prend le parti d’incessants allers-retours entre hier et aujourd’hui, entre l’état avant la restauration et l’après, donnant la parole aux femmes et aux hommes qui ont réalisé ce chantier d’exception.
On y retrouve l’évolution millénaire de ce monument, des documents inédits, ainsi qu’une galerie de photographies qui témoignent de l’indéniable réussite de la restauration.



Notre-Dame la Daurade – Lumières retrouvées
Edité par la Mairie de Toulouse,
120 p., 25 €
Disponible dans les librairies toulousaines


>> Pour se rendre à Notre-Dame la Daurade et visiter le monument 

>> A lire: l'article consacré à la restauration de Notre-Dame la Daurade dans le A Toulouse du mois de mai 2021


Les mystérieux sarcophages des Comtes de Toulouse
Tirés de leur sommeil millénaire pour être restaurés et étudiés, les sarcophages situés dans une niche funéraire de la basilique Saint-Sernin (l'enfeu des Comtes de Toulouse), ont beaucoup à nous apprendre sur l’histoire médiévale de Toulouse. 

Trois sarcophages ont fait l’objet de fouilles archéologiques : l’un en 1989 (voir encadré ci-dessous), et deux dans le courant du mois d’avril 2021 sous la supervision du service régional de l’archéologie et de la direction du Patrimoine de Toulouse Métropole.

Une histoire perturbée

L’ouverture minutieuse de la lourde chape de marbre des Pyrénées du 3e sarcophage datant de l’ère paléochrétienne a révélé en son centre un empilement d’ossements humains et… animaux.
Cela n’a pas surpris les scientifiques qui savent que ces sarcophages ont déjà été ouverts à plusieurs reprises dans le passé pour y rassembler des restes funéraires provenant de cimetières ou d’autres sépultures. Une histoire perturbée comme en témoigne aussi l’étonnante réparation avec des briques et du ciment de tout un pan latéral de la cuve qui avait dû s’effondrer, une intervention datée du XIXes
Tous ces éléments sont autant d’indices que les archéologues vont passer au crible pour tenter de percer les mystères de ces sarcophages antiques réutilisés au haut Moyen Age. 

Des secrets millénaires à l’épreuve de technologies de pointe

C’est maintenant une véritable enquête policière qui s’ouvre pour faire parler ces indices visibles et invisibles grâce aux techniques d’investigation les plus récentes. 
Datation des ossements au carbone 14 et profilage ADN, recherche de traces de pollens, analyse des insectes retrouvés, chaque strate de sédiments sera minutieusement analysée dans l’espoir d’y trouver aussi des fragments de tissus, voire de cheveux ou de dents.
Répertoriés et analysés par les scientifiques, ces indices devraient livrer de précieuses informations sur l’identité des personnes inhumées, leur généalogie, mais aussi de mieux comprendre leur condition de vie, leur environnement, leur habitudes alimentaires, les maladies qu’ils ont contractées, la cause de leur décès.
A la façon d’un puzzle, chaque découverte pourrait lever un coin du voile sur l’histoire de Toulouse autour des Xe et XIe s. 
Les historiens ne manqueront pas de confronter ces nouvelles données à leurs connaissances pour vérifier si l’inscription en latin sur le couvercle de ce 3e sarcophage - « Ici repose Pons [Poncius] Comte de Toulouse » - est avérée… 

Que vont devenir les sarcophages ?

Au terme des recherches scientifiques et des opérations de restauration des sarcophages, se posera la question du devenir de ces sépultures.
Seront-elles exposées dans un musée, replacées à l’intérieur de la basilique ou à l’extérieur dans leur enfeu d’origine, des copies seront-elles présentées en lieu et place des originaux ?
Si toutes ces pistes restent à explorer, une volonté commune apparait d’ores et déjà pour préserver le lien fort qui existe entre ces sarcophages et la basilique Saint-Sernin. 
Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, présent lors de l’ouverture du 3e sarcophage, a suggéré la piste d’une ré-inhumation en bloc, sur place, des restes de la famille comtale, à l’exemple de ce qui a été fait pour Diane de Poitiers ou Edouard III d’Angleterre. 

Assistez en vidéo à l’ouverture du 3e sarcophage

Avec les explications et les commentaires de: 

  • Laure Barthet, directrice du Musée Saint-Raymond
  • Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole
  • Pierre Pisani, directeur du service de l'inventaire patrimonial et de l'archéologie de Toulouse Métropole

 

Ce mystérieux Comte de l’An Mil

Des quatre sarcophages abrités dans l’enfeu de Saint-Sernin, le plus imposant, dit « de Guillaume Taillefer », a été ouvert en 1989 à l’occasion de fouilles préventives en présence du maire de l’époque, Dominique Baudis.
Les recherches avaient alors mobilisé une quarantaine de spécialistes (historiens du haut Moyen Âge, archéologues, conservateurs spécialistes de l’histoire des textiles anciens…).
Si elles ont permis de faire avancer significativement les connaissances du monde de l’An Mil, elles ont aussi révélé que les ossements retrouvés dans le sarcophage n’étaient pas ceux de Guillaume III de Toulouse, dit Taillefer, (mort en 1037), comte de Toulouse, d’Albi et du Quercy. La sépulture a donc été rebaptisée comme étant celle du Comte de l’An Mil.

> Pour en savoir : retrouvez l'article paru en p. 24 du A Toulouse n°73 : "Dans le premier sarcophage"

 


Redécouvrez la basilique de la Daurade
Après plus de deux ans de travaux, la basilique Notre-Dame la Daurade a retrouvé toute sa splendeur.
Une rénovation de grande ampleur qui embellit et protège un patrimoine toulousain historique remarquable.

Les rubans du Patrimoine

La mairie de Toulouse a reçu, en février 2021, le prix des Rubans du Patrimoine qui récompense l’engagement des collectivités dans l'entretien et la sauvegarde du patrimoine. Cette récompense distingue tout particulièrement la qualité de la rénovation patrimoniale ainsi que la mise en valeur de métiers et savoir-faire d’excellence.
Les rubans du Patrimoine sont organisés dans le cadre d'un partenariat entre la Fédération Française du Bâtiment, l'Association des maires de France, la Fondation du patrimoine, la Fédération nationale des Caisses d'Épargne et le Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques. intérieur de la basilique restuarée

Profitez de ce joyau du patrimoine toulousain

Notre-Dame la Daurade est dédiée au culte très ancien de la Vierge Noire.

Du sol au plafond, la basilique et l’ensemble des œuvres qu’elle abrite ont été restaurés entre 2017 et 2019 : peintures, sculptures, objets liturgiques, cloches, orgues, autels, céramiques, etc. Plus de deux ans de travaux, mobilisant 27 entreprises du bâtiment et des métiers d’art, ont permis de raviver l’intensité des couleurs, auparavant altérées par la saleté accumulée, l’éclairage au gaz, la fumée des cierges et la pollution.

Les visiteurs peuvent redécouvrir un décor du XIXe siècle, d’une réelle cohérence et d’une exceptionnelle ampleur : une belle harmonie de couleurs et de motifs! 
La basilique a retrouvé également son entrée principale, face au fleuve, avec la mise aux normes d’accessibilité.

 

Cette rénovation totale de la basilique s’inscrit dans la démarche d’une importante campagne de rénovation et de valorisation du patrimoine de la ville de Toulouse. 


Informations pratiques

Notre-Dame la Daurade
1 place de la Daurade
Entrée libre, tous les jours de 9h à 18h
En savoir plus


Musée des Augustins : fouilles archéologiques préventives
Les fouilles en cours devant le musée des Augustins consistent à chercher les vestiges de l’ancienne chapelle de l’"Ecce Homo" et la boutique de l’Apothicaire. Explications.

Le musée des beaux-arts de la ville est actuellement fermé pour une série de travaux. Outre la rénovation des verrières du XIXe siècle, le chantier consiste à la mise aux normes d'accessibilité du rez-de-chaussée. La construction d'un nouvel accueil implanté face à la rue de Metz, jouxtant le cloître, permettra une arrivée dans le cloître de plain-pied. En savoir plus sur le site du Musée

Pourquoi des fouilles ?


Avant la construction de ce nouveau bâtiment d’accueil du musée, une fouille archéologique, prescrite par les services de l’État, est menée pour révéler et étudier les vestiges du couvent médiéval des Augustins.


Les fouilles réalisées par quatre archéologues sur une profondeur de 1,60 mètres ont commencé mi-novembre et vont se dérouler pendant deux mois.

 

 

Fouiller pour plonger dans l'histoire

Au cœur du centre historique de Toulouse, ce secteur occupé depuis l’Antiquité renferme des vestiges archéologiques. Après la fondation de la ville par l’empereur romain Auguste, il y a plus de 2000 ans, c’est à proximité de l’actuelle place Esquirol que se situe le centre religieux, politique et judiciaire ainsi que le forum. À partir des rares indices archéologiques disponibles, il semble que la zone fouillée était située à l’époque dans un quartier résidentiel, non loin d’un carrefour de rues.

Au Moyen Âge, l’édification du couvent des Augustins va profondément modifier l’occupation de ce secteur de la ville jusqu’à la Révolution Française. 

Les documents anciens nous renseignent sur les éléments potentiellement présents dans l’emprise de la fouille.

Un plan précis du couvent des Augustins daté du XVIIe siècle (photo ci-contre) nous indique la présence, au sud du cloître, de la chapelle de l’"Ecce Homo", bâtie en 1626 et de l’apothicairerie du couvent.
Leur démolition au XIXe siècle a laissé des vestiges identifiés par un diagnostic archéologique réalisé en 2014 par le service de l’Inventaire Patrimonial et de l’Archéologie de Toulouse Métropole.

 

 

Cliquer sur l'image pour voir le plan en plus grand format et découvrir, en rouge, la zone actuelle des fouilles. 

 

 


Pour en savoir plus

Découvrez l'histoire de la fondation du couvent, de la construction de l'église, de l'édification du cloître sur le site du musée des Augustins.
Ecce homo est une expression latine qui signifie "voici l'homme".