Au Muséum jusqu'au 30 juin 2019 5 bonnes raisons d’aller visiter l’expo "L’île de Pâques : le nombril du monde ?"

Pour la première fois, des musées d’Occitanie s’associent pour proposer trois expositions complémentaires :  représentations sculptées à Rodez (12), écriture et récits d’explorateurs à Figeac (46), histoire de l’île dans ses dimensions naturelles, culturelles et sociétales à Toulouse. Un véritable tryptique permettant à chacun de découvrir de multiples facettes de ce minuscule territoire isolé et fascinant. Zoom sur l’exposition proposée au Muséum de Toulouse.

Parce que depuis toujours elle fait rêver

Confetti isolé dans l’Océan pacifique découverte au XVIIIe siècle, l’île de Pâques n’a pas encore livré tous ses secrets. L’origine de son peuple et son écriture, la disparition de ses forêts et d’une grande partie de sa population intriguent toujours et ont nourri fantasmes et récits les plus étranges ; la présence de ces imposants colosses de pierre pousse à la rêverie. Unique et inédite, cette grande exposition s’appuie sur les dernières découvertes et interprétations scientifiques émises il y a moins de 20 ans et permettent de découvrir les trésors de cette île mystérieuse.

Parce qu’elle déconstruit certaines croyances

Dans certains ouvrages, sur nombres de sites Internet, on peut lire que Rapa Nui, le nom polynésien de l’île de Pâques serait une partie d’un continent englouti, que sa population serait d’origine extraterrestre et non polynésienne, qu'elle aurait été décimée par la famine et la guerre entre ses différents clans. Construite autour de cinq thèmes, cette nouvelle exposition commence par tordre le cou à de nombreuses croyances.

Parce qu’on peut découvrir les Moaï

C’est sur cette minuscule île de Pâques qu’ont été dressés plus de 800 Moaï, célèbres monolithes sculptés dans le tuf, une roche volcanique, et dédiés au culte des ancêtres divinisés. Présents partout sur l’île, ils étaient taillés par les différents clans et protégeaient les villages. Devenus les véritables emblèmes de Pâques, une place de choix leur est évidemment réservée dans l’exposition, avec la présentation d’une statue originale, d’un fac similé grandeur nature et de quelques pièces exceptionnelles en bois, plus anciennes et beaucoup plus petites. Dans cet espace, on apprend notamment comment ces statues étaient transportées, que ces énormes têtes surmontaient des bustes enterrés ou encore qu’elles ont été couchées lorsque que les habitants ont changé de culte, préférant celui de l’homme-oiseau.

Parce que c’est une exposition familiale

Comme toutes les grandes expositions du Muséum, « L’île de Pâques : le nombril du monde ? » est destinée à tous les publics. À côté des textes en français et en espagnol, le public découvre de petits films, des animations à hauteur d’enfant comme celle autour du rongorongo, l’écriture hiéroglyphique aujourd’hui encore indéchiffrée, des petits films ou des jeux. Une partie des pièces présentées provient de la collection de Pierre Loti : l’écrivain et officier de marine a découvert l’île en 1871. Le public va d’ailleurs découvrir sa cabine sur le navire qui l’a mené dans le Pacifique, reproduite d’après ses propres dessins.

Parce qu’on découvre la société pascuane et son histoire

Après 1722 et sa découverte par le Hollandais Jakob Roggeveen, plusieurs navigateurs européens, dont le célèbre James Cook, ont débarqué sur l’île de Pâques, avant l’arrivée des Péruviens qui ont déporté une grande partie de sa population. Les autochtones ont ensuite été littéralement parqués, alors que l’île était envahie par les moutons destinés à l’industrie lainière. Si l’aspect historique plutôt sombre de Pâques est largement abordé, l’avenir de l’île et de ses habitants n’est pas oublié, et des témoignages montrent que ces derniers se réapproprient leur riche culture et la font revivre depuis quelques dizaines d’années, comme ailleurs en Polynésie.


Infos pratiques

du 30/06/18 au 30/06/19
Muséum d’histoire naturelle
35, allées Jules-Guesde
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