Groupe Communiste, Républicain et Citoyen

Tribune parue dans le magazine municipal à Toulouse n°69, décembre 2019 - janvier 2020.

Une réalité bien éloignée des discours de la droite municipale

Faire payer plus pour offrir moins
Les Toulousain.e.s payent cher les choix politiques de droite du Maire. Surtout celles et ceux des classes moyennes et populaires ! Par sa décision d’augmenter de 15% les impôts, 230 millions d’euros ont été ponctionnés dans leur porte-monnaie, malgré les promesses de campagne. À cela s’est ajoutée la hausse de 10 à 20% des tarifs des services municipaux, tels que l’accès à la cantine, aux services sociaux, sportifs, culturels et ce pour moins de services rendus. De plus, la baisse de près de 25% des subventions aux associations qui participent au vivre ensemble, les a obligé à augmenter le prix des adhésions, pénalisant ainsi les bénéficiaires.
Plus grave, en supprimant la gratuité de la cantine pour les familles les plus démunies (environ 7’000) ainsi que la gratuité des transports en commun pour les plus de 65 ans bénéficiant d’au moins 800 € par mois et pour les demandeurs d’emploi (environ 52’000), le Maire s’est attaqué aux plus fragiles.

Nature en ville: un effet d'annonce en fin de mandat…
En octobre la municipalité a présenté une délibération prévoyant la plantation de 100’000 arbres d'ici 2030. Si la végétalisation de la ville est indispensable pour atténuer l'impact du changement climatique, nous constatons que ce plan n'est pas budgété. Or le budget moyen annuel dédié aux plantations ayant été divisé par trois depuis 2014, on a tout lieu de penser qu'il s'agit d'abord d'un effet d'annonce de fin de mandat !

Risques industriels: des leçons toujours pas tirées
L’explosion de l’usine Lubrizol de Rouen est survenue quelques jours après la commémoration par Toulouse de la catastrophe AZF. 18 ans après ce drame, force est de constater que les leçons n’ont toujours pas été tirées. Et qu'aujourd'hui encore notre agglomération abrite plusieurs installations à hauts risques. Pour la sécurité de nos concitoyens, il est plus que temps de mener une réflexion pour le déménagement de ces industries à l’écart des zones urbanisées.

Respecter les agents des services publics, ce n’est pas les épuiser ni supprimer des postes.
Dès 2014 le maire a instauré le non-remplacement des salariés de la Ville partant en retraite. Avec une population en hausse, ces suppressions de postes entraînent moins de services rendus et plus de pénibilité au travail. Dans tous les secteurs et notamment pour la Petite Enfance et l’Éducation, la souffrance au travail est une réalité. Le climat social s’est détérioré: réduction du régime indemnitaire, ralentissement du déroulement des carrières, manque de personnels… La droite a fermé des structures (crèches familiales, piscine, centre culturel) avec des horaires restreints et des tarifs en hausse tout en aggravant les conditions de travail. La campagne publicitaire lancée par la Mairie, aux frais du contribuable, ne reflète pas la réalité: c’est la majorité du maire actuel qui ne respecte pas les agents des services publics et non les Toulousain.e.s.

Une politique de sécurité inefficace
La sécurité et la tranquillité sont des droits essentiels. Pourtant depuis 2014 nous constatons une persistance des actes de délinquance et des incivilités, et une augmentation des trafics de drogue et d’actes criminels. Alors que chaque habitant devrait pouvoir vivre dans sa ville en confiance ce sont des quartiers entiers qui ressentent un sentiment d’abandon. Le Maire avait pourtant fait de la sécurité un axe majeur de sa campagne en 2014 en promettant de «faire reculer l’insécurité dans une ville plus sûre et sereine», une promesse non tenue. Même si les moyens techniques et humains consacrés à la sécurité ont été développés, la quantité prime sur l’efficacité. Cette question devrait être traitée avant tout par une présence humaine dans tous les quartiers. Pour cela Toulouse doit obtenir de l’État des renforts pour la police nationale et renouer avec les politiques de médiation et de prévention. Décidément, la réalité que vivent les Toulousains est bien différente des discours d’autosatisfaction du maire.


Groupes : Socialiste - Génération.S, Socialisme et Écologie  - Communiste Républicain et Citoyen - Toulouse Écologiste et Citoyenne

François Briançon, Président du Groupe Socialiste
Isabelle Hardy, Présidente du Groupe Génération.s, Socialisme et Écologie
Pierre Lacaze, Président du Groupe Communiste
Antoine Maurice, Président du Groupe Toulouse Écologiste et Citoyenne

 

Article mis à jour le 09/12/2019