Diagnostic archéologique Saint-Sernin Découverte d'une pièce funéraire du XIIIe siècle

Le service d'archéologie de Toulouse Métropole a mené en juin 2015 une opération de diagnostic préventif sur le site de Saint-Sernin en vue de l'aménagement futur de la place par l'architecte-urbaniste Joan Busquets, dans le cadre du grand projet Toulouse Centre. Une plaque tombale complète, en marbre, avec épitaphe vient d'être découverte.

Depuis le 10 juin 2015, des fouilles préventives se déroulent à Toulouse, place Saint-Sernin, autour de la basilique. Mené par le service d'archéologie de Toulouse Métropole, ce diagnostic préventif  est réalisé en vue de l'aménagement futur de la place par l'architecte-urbaniste Joan Busquets, dans le cadre du grand projet Toulouse Centre.
Ce diagnostic consiste à réaliser une soixantaine de sondages sur l'ensemble du pourtour de la place, à raison d'un sondage par jour, et ce jusqu'au 15 août prochain. Il a permis de dévoiler les vestiges de l'ancienne abbaye médiévale - une des plus grandes du Sud-Ouest de la France- sur la partie nord de la place Saint-Sernin, détruite au début du XIXe. Il a permis également de situer divers emplacements des anciens lieux d'inhumations autour de la basilique comme le cimetière des nobles, ceux des enfants et des pèlerins de part et d'autre de la porte de Miègeville.

Plaque tombale complète en marbre

pierre tombaleParmi les traces du passé sur ce lieu emblématique de Toulouse, une plaque tombale complète en marbre avec épitaphe, exceptionnellement conservée, d'une taille de 60 cm x 40 cm avec armoiries, a été découverte dans un mur du XIXe siècle. Elle mentionne le décès le 12 avril 1283 d'un certain Johannes Dominici (Jean Dominique) notaire à Toulouse, éminent juriste connu comme un proche du nouveau Comte de Toulouse Alphonse de Poitiers, prêteur sur gages à ses heures. Jean Dominique habitait rue du Taur (ex Grande Rue Saint-Sernin) et avait été inhumé dans le cloître. L'intérêt de la découverte, outre son état de conservation, réside dans le fait que l'on ait pour une même personne, connue des historiens, à la fois sa plaque tombale et son testament.

Cette épitaphe a été confiée aux ateliers de restauration de la Ville ; elle fera ensuite l'objet de publications et prendra probablement place ultérieurement dans un musée toulousain.


"Une découverte rare et exceptionnelle...", Pierre Pisani, directeur du service archéologique de Toulouse Métropole

 


Pour aller plus loin

Suivez en direct le diagnostic archéologique sur le site du musée Saint Raymond
Video : explication de l'objectif ce diganostic par Pierre Pisani, directeur du service archéologique de Toulouse Métropole
Consultez notre dossier sur le projet d'aménagement du centre-ville de Toulouse.