Autour du canal du Midi #3 : le canal de Brienne

À la découverte des trésors du canal du Midi avec les Archives municipales et le concours de l'Office de tourisme : le canal de Brienne, au cœur d'un projet d' "urbanisme" de la ville au 18e siècle.

Canal de Brienne, écluse Saint-Pierre. Vers 1920. Photographie JP. Collection Jean-Paul Escalettes. Ville de Toulouse, Archives municipales, 42 Fi 44.

Un nouveau canal pour faciliter le passage du Bazacle

La construction du canal du Midi à la fin du 17e siècle permet de relier l'Atlantique à la Méditerranée, en prenant le relais de la Garonne à Toulouse. Le point de jonction entre la Garonne et le canal se fait au niveau des Sept-Deniers au nord de Toulouse. Cependant, les marchandises chargées en amont de Toulouse sur la Garonne et poursuivant leur route vers Bordeaux ou la Méditerranée, devaient franchir deux obstacles majeurs dans la traversée de la ville : les chaussées des moulins du Château au sud et du Bazacle au nord. Bien souvent, les marchandises étaient débarquées au Port Garaud et acheminées par voie de terre jusqu'au port Saint-Etienne sur le canal du Midi pour poursuivre leur voyage vers l'Atlantique ou la Méditerranée.

En 1770, l'archevêque de Toulouse, Loménie de Brienne, fait entreprendre le creusement d'un canal permettant d'éviter la chaussée du Bazacle. Les travaux sont conduits par l'ingénieur de la Province, Joseph-Marie de Saget. Le canal est inauguré le 14 avril 1776.

Un canal au cœur d'un grand projet d'embellissement et de développement du commerce

Dans le même temps, il est également décidé de construire deux ports, celui de la Daurade et celui de Saint-Pierre. Peu de temps auparavant, ce sont les quais de la rive droite qui ont commencé à être entrepris, sur les plans du même Saget. Ces travaux, encouragés par la chambre de commerce, ont pour but d'améliorer le commerce en facilitant la navigabilité de la Garonne dans sa traversée de Toulouse et d'embellir la ville en construisant des quais bordés de façades uniformes. L'obstacle de la chaussée du moulin du château devait en outre être contourné par le creusement d'un canal de Portet au Pont-Neuf, qui ne vit malheureusement jamais le jour.

Un projet peu suivi d'effets mais à l'origine d'un site devenu emblématique

Cette politique de grands travaux n'eut que peu d'effet sur le commerce, le canal de Brienne restant désespérément peu fréquenté. Cependant, et ce malgré son inachèvement, l'œuvre de Joseph-Marie de Saget et de Loménie de Brienne marque durablement le paysage toulousain. Depuis le Pont-Neuf, les quais mènent le promeneur jusqu'à l'entrée du canal de Brienne, magnifié par la belle architecture de l'écluse Saint-Pierre et des façades uniformes qui la bordent.

Canl de brienne, automne

Le canal de Brienne en automne. 1951. Photographie Delgay, Ville de Toulouse, Archives municipales, 36 Fi 229.

 

canal de BriennePour aller plus loin

> Avec les Archives municipales de Toulouse

Le canal de Brienne avec les Archives municipales de Toulouse sur Urban-Hist, le patrimoine toulousain à la carte,  site cartographique et base documentaire sur le patrimoine toulousain.

> Avec l'Office de tourisme de Toulouse

Toute l'année, l'Office de tourisme propose de découvrir le patrimoine toulousain à travers ses visites guidées

 

Le canal de Brienne

 


Autour du canal du Midi #9 : le bassin des Filtres

À la découverte des trésors du canal du Midi avec les Archives municipales et le concours de l'Office de tourisme : le bassin de décantation du canal Latéral, dit bassin des filtres, une oasis de verdure perdue dans la jungle urbaine.

Vue d'ensemble du barrage filtrant. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle ; Krispin, Laure, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Metropole / Ville de Toulouse, 2013, IVC31555_20133101585NUCA.

Un équipement lié à l'alimentation en eau du canal Latéral

Entre la rue des Amidonniers et l'allée de Brienne, se cache un havre de verdure, se développant autour de deux bassins. Le premier, alimenté par l'eau de la Garonne provenant du canal de Brienne, communique avec le second par un barrage qui permettait de filtrer l'eau qui était ensuite acheminée au moyen d'un aqueduc jusqu'au canal latéral. Construit à partir de 1842, ce système, qui débarrassait l'eau du fleuve de ses alluvions, a donné son nom au site. Ces filtres fonctionnaient grâce à des écrans à poutrelles retenant les sédiments dans le premier bassin ; ils ont aujourd'hui été abandonnés.

Deux logements de fonctions présents sur le site

A chaque extrémité s'élève une maison, contemporaine de la construction du bassin des filtres. La première, près de la rue des Amidonniers, servait à loger le barragiste, tandis que la seconde, du côté du canal de Brienne, accueillait le logement de l'éclusier. Le barragiste, chargé de veiller au bon fonctionnement des filtres, pouvait ainsi intervenir rapidement en cas de crues de la Garonne. En plus du logement de l'éclusier, la seconde maison abritait également les bureaux de l'administration gérant le canal Latéral, dans sa subdivision de Toulouse. Ces deux édifices présentent l'architecture caractéristique des constructions toulousaines du milieu du 19e siècle : construite en brique, pourvues de grandes baies rectangulaires, leurs différents niveaux séparés par un cordon, et surmontées d'un comble à surcroît percé d'une ouverture en demi-lune sur leurs pignons.

Photo : Détail du barrage filtrant. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle ; Krispin, Laure, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Metropole / Ville de Toulouse, 2013, IVC31555_20133101587NUCA.

Un site en pleine reconversion

Les chalets qui bordaient les bassins jusqu'à il y a peu, avaient été installés au début des années 1950, en pleine crise du logement, pour les ouvriers des canaux. Construits en pans de bois, facilement démontables et transportables, ils proviendraient du chantier du barrage de Pareloup dans l'Aveyron. Agrémentés de balcons, les pans de bois apparents, ils donnaient à l'endroit un air de village de vacances. Vétustes, les chalets doivent être démolis dans un avenir proche et laisser la place à un projet immobilier en cours de réflexion. Cependant, il devra tenir compte de l'aspect patrimonial et paysager du site, qui se trouve dans le périmètre de protection du bas-relief des ponts-Jumeaux, monument historique classé.

Maison, 112 rue des Amidonniers, élévation postérieure. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle ; Krispin, Laure, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Metropole / Ville de Toulouse, 2013, IVC31555_20163100234NUCA.

Pour aller plus loin

> Avec les Archives municipales de Toulouse

Le bassin des Filtres avec les Archives municipales de Toulouse sur Urban-Hist, le patrimoine toulousain à la carte,  site cartographique et base documentaire sur le patrimoine toulousain.

> Avec l'Office de tourisme de Toulouse

Toute l'année, l'Office de tourisme propose de découvrir le patrimoine toulousain à travers ses visites guidées


Autour du canal du Midi #10 : l'écluse du Béarnais

À la découverte des trésors du canal du Midi avec les Archives municipales et le concours de l'Office de tourisme : l'écluse du Béarnais, une modernité dissimulant des vestiges anciens.

Vue d'ensemble de l'écluse du Béarnais. Au premier plan, le poste de commande, en arrière-plan, le pont. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle ; Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Metropole / Ville de Toulouse, 2010, IVC31555_20103100763NUCA.

Une écluse présente dès la construction du canal du Midi...

Construites à partir de 1667, les cinq écluses de Toulouse sont les premières à être réalisées par Riquet sur le cours du canal du Midi. Celle du Béarnais se compose d'un simple bassin de forme rectangulaire, identique à celui de l'écluse Matabiau. Une maison éclusière, connue par un plan de 1740 se situait à proximité, sur la rive droite du canal. Elle est reconstruite en 1812 sur les plans de l'ingénieur Urbain Maguès. Elle dispose alors d'une porchère et d'un volailler, permettant à l'éclusier d'assurer lui-même sa subsistance. Elle s'organisait de façon classique en un rez-de-chaussée surmonté par un comble à surcroît ventilé par une ouverture en demi-lune sur les pignons latéraux. Sa façade était symétrique, à trois travées, avec une porte centrale encadrée par une fenêtres de chaque côté. Au dessus de la porte était fixé le panneau indiquant l'écluse, aujourd'hui placé sur un parapet rive droite au bord du bassin. Le pont, absent à l'origine, est construit vers 1870, rétablissant le vieux chemin du Béarnais coupé par le canal depuis la fin du 17e siècle.


Pont et écluse du Béarnais sur le Canal du Midi. Fin 19e siècle. Photographie N&B Auteur inconnu. Droits réservés. Archives municipales, Toulouse, 1Fi846.

… Modernisée dans les années 1960-1970...

Pour faire face aux besoins croissants de circulation, le pont est élargi en 1968 ; l'aménagement de ses abords et la création des voies sur berges entraînent peu après la disparition de la maison éclusière. Elle est remplacée par l'implantation près de la berge d'un poste de commande automatique permettant la gestion à distance de toutes les écluses de Toulouse. L'éclusier gère le trafic fluvial grâce à une couverture vidéo de chaque écluse. Il commande à distance les automates qui permettent de remplir ou vider les sas et d'ouvrir et fermer les portes d'écluse. En cas de problème, un éclusier volant appuyé au besoin par une équipe de maintenance intervient dans un délai court. L'écluse quant à elle est agrandie d'une dizaine de mètres lors du passage à Toulouse au gabarit Freycinet, à la fin des années 1970.


Panneau indicatif de l'écluse, placé sur un parapet rive droite après la démolition de la maison éclusière. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle ; Krispin, Laure, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Metropole / Ville de Toulouse, 2013, IVC31555_20133100869NUCA.

… qui dissimule des vestiges anciens

Les anciens bajoyers (murs latéraux de l'écluse) sont encore en place, présentant une maçonnerie en pierre de taille, visible avant la rallonge en béton. Les rainures de batardeaux des anciennes portes sont également toujours présentes. Au bord de la berge, une pierre en forme de pain de sucre pourrait être une ancienne borne marquant la limite de propriété du canal.
Rive gauche, on observe juste après l'écluse, en amont, en face de l'entrée des bâtiments d'EDF-GDF, un ancien quai en maçonnerie de brique et pierre au-dessus. Il est peut-être lié à l'ancienne usine à gaz qui se trouvait à cet emplacement.
Plus en amont et toujours rive gauche, un quai identique est également visible juste avant la passerelle Kléber. Les maçonneries en pierre de taille des bajoyers et les traces des anciens batardeaux, sont les derniers vestiges de ce site d'écluse, construit du temps de Riquet.

Rive droite en amont de l'écluse du Béarnais : ancienne borne des francs-bords ? Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle ; Krispin, Laure, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Metropole / Ville de Toulouse, 2013,  IVC31555_20133100899NUCA

Pour aller plus loin

> Avec les Archives municipales de Toulouse

L'écluse du Béarnais avec les Archives municipales de Toulouse sur Urban-Hist, le patrimoine toulousain à la carte,  site cartographique et base documentaire sur le patrimoine toulousain.

> Avec l'Office de tourisme de Toulouse

Toute l'année, l'Office de tourisme propose de découvrir le patrimoine toulousain à travers ses visites guidées


Autour du canal du Midi #11 : les bassins du Radoub

À la découverte des trésors du canal du Midi avec les Archives municipales et le concours de l'Office de tourisme : les bassins du Radoub, un aménagement nécessaire au bon entretien des bateaux.

Les cales du radoub : canal du Midi. 24 février 2016. Patrice Nin. Ville de Toulouse, Direction de la communication.

Des chantiers improvisés

La densité de la navigation sur le canal du Midi, ainsi que les écluses dont le franchissement demande une certaine dextérité, rend nécessaire la présence de chantiers où les embarcations peuvent être réparées ou bien, dans le cas de grosses avaries, démantelées. Des espaces sont rapidement occupés sur les bords du port Saint-Étienne puis, au moment de son agrandissement, du port Saint-Sauveur. Cependant, malgré l'aplanissement partiel de la pente des bords du canal, la mise à sec des barques à réviser reste une opération difficile et périlleuse. De plus, la présence de ces ateliers gêne la navigation et les activités marchandes du port


Les cales du radoub : canal du Midi. 24 février 2016. Patrice Nin. Ville de Toulouse, Direction de la communication.

La création d'un site dévolu : les bassins du Radoub

Pour corriger cette situation, l'administration du canal décide alors d'aménager à Toulouse un lieu muni de « formes », bassins qui peuvent être remplis ou asséchés à volonté facilitant ainsi le travail des artisans. Un terrain est acheté en amont du port Saint-Sauveur. D'un accès direct depuis le canal, il est également desservi par la route départementale menant à Revel.
À partir de 1831, Jean Polycarpe Maguès, directeur général du canal, saisit l'opportunité de créer un chantier moderne. C'est son fils, Urbain Maguès, qui signe les plans définitifs. Les nouvelles infrastructures sont réalisées à partir 1834. En 1840, l'administration du canal afferme les nouveaux bassins du radoub.


Plan du chantier de radoub de Toulouse, 1911. Ce plan était annexé au cahier des charges du contrat d'affermage que le Service des canaux du Midi délivrait aux locataires du chantier. Archives des canaux du Midi, CF 673.

Un projet ambitieux revu toutefois à la baisse

Le projet s'organisait autour d'un grand bassin longitudinal, ou gare d'eau, relié au canal par un passage surmonté d'un pont roulant pour permettre la circulation des piétons. De part et d'autre du bassin central venaient se greffer perpendiculairement six "formes". Au final, quatre bassins ont été construits dont deux sont encore visibles de nos jours.
En 1841, une des "formes" est couverte par d'une charpente à arbalétriers courbes. Ces infrastructures étaient accompagnées de bâtiments abritant les logements des deux maîtres constructeurs travaillant sur le site et les différents hangars (magasins, ateliers de charpente), disposés symétriquement de part et d'autre d'un grand portail.
Un autre bassin couvert, destiné d'abord au stationnement des bateaux appartenant à l'administration du canal, puis transformé en cale sèche pour la construction des bateaux ou les grosses réparations, est également édifié contre le mur de clôture longeant le canal. La qualité du site a justifié une protection au titre des monuments historique en 1989.


Accès du canal du Midi menant aux bassins de radoub. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – inventaire général / Toulouse Métropole / Ville de Toulouse, 2013, IVC31555_20103100748NUCA.


Pour aller plus loin

> Avec les Archives municipales de Toulouse

Les bassins du Radoub avec les Archives municipales de Toulouse sur Urban-Hist, le patrimoine toulousain à la carte,  site cartographique et base documentaire sur le patrimoine toulousain.

> Avec l'Office de tourisme de Toulouse

Toute l'année, l'Office de tourisme propose de découvrir le patrimoine toulousain à travers ses visites guidées


Autour du canal du Midi # 8 : l'écluse Bayard

À la découverte des trésors du canal du Midi avec les Archives municipales et le concours de l'Office de tourisme : le site de l'écluse Bayard, des transformations liées à l'évolution urbaine.

La gare Matabiau, le canal du Midi et le pont Bayard, vers 1950. L'arche du canal de dérivation alimentant le moulin est toujours visible à côté du pont.
Ed. Estel (Blois), Ville de Toulouse, Archives municipales, 9 Fi 4313

Une écluse double

Les cinq écluses de Toulouse sont les premières à être exécutées sur le cours du canal, ce qui peut expliquer les hésitations quant à la forme et aux techniques de construction à adopter. Construite une première fois en 1667, dotée d'un seul bassin, l'écluse de Bayard est réédifiée en 1670, suite à l'accident qui a endommagé l'écluse des Minimes.
Un système d'écluse double est alors utilisé, permettant de franchir le fort dénivelé en toute tranquillité. L'écluse reviendra à un seul bassin lors des travaux des années 1970 dans le cadre de la mise au gabarit Freycinet. L'écluse, ouvrage d'art permettant aux bateaux de franchir les différences de niveaux entre les biefs, se présente rarement seule dans le paysage, elle est le plus souvent accompagnée de divers équipements qui lui sont liés : pont ou passerelle, maison d'éclusier...
Le site de l'écluse Bayard comprend quant à lui un pont, une passerelle, une maison d'éclusier, toujours en place, ainsi qu'un moulin, disparu au début du 20e siècle.

Plan de Bayard (logement de l'éclusier, moulin, logement du meunier), vers 1760. Archives des canaux du Midi, Fa 504-54.

Une écluse associée à un moulin

La vocation économique du canal des Deux-Mers ne se réduit pas aux profits engendrés par le transport des marchandises et des voyageurs, elle comprend également toutes sortes d'activités artisanales bénéficiant de la voie d'eau. Pêche, culture des francs-bords (céréales et pépinières), lessivage du linge ou encore moulins profitent de l'eau et de sa force motrice. Comme de nombreuses écluses du canal du Midi, celle de Bayard est pourvue dès l'origine d'un moulin à moudre le blé, affermé pour la première fois en 1674 au meunier Pierre Arquier. Désaffecté au cours du 19e siècle, il est détruit en 1909. La rue du Moulin-Bayard en conserve toutefois le souvenir.

L'écluse Bayard à Toulouse, 1ère moitié du 19e siècle, Léon Soulié. Ville de Toulouse, Musée des Augustins, RO 607 (don Bégué).

Une écluse pourvue d'une maison éclusière et d'un pont

Installée tout d'abord rive droite, la maison éclusière est déplacée rive gauche (au n°12 boulevard Bonrepos) en 1856 lors de la construction de la gare Matabiau. Toujours en place, elle accueille aujourd'hui la Maison du vélo. La mise en place du pont est également liée à l'installation de la gare, afin de créer un accès direct au centre ville et d'accueillir l'afflux de voyageurs et de marchandises. Sa construction par la compagnie des chemin de fer du Midi (exploitant le canal depuis 1858) est conditionnée à l'élargissement de la rue Bayard et au raccordement du pont au boulevard, ces travaux  étant financés par la Ville. Le pont Bayard, prévu dès l'origine assez large pour accueillir les voyageurs, est l'un des seuls ponts sur le canal qui nous soit parvenu tel qu'il a été conçu. En effet, ils ont presque tous été élargis pour s'adapter à la circulation de plus en plus importante des véhicules. Sa balustrade, affichant une certaine monumentalité, reprend des formes classiques mais avec un matériau moderne : le béton moulé. Aujourd'hui, avec le réaménagement du parvis de la gare mené sous la direction de Joan Busquets, le site de l'écluse Bayard va de nouveau se transformer pour s'adapter à l'évolution urbaine. 

 

Pour aller plus loin

> Avec les Archives municipales de Toulouse

Le site de l'écluse Bayard avec les Archives municipales de Toulouse sur Urban-Hist, le patrimoine toulousain à la carte,  site cartographique et base documentaire sur le patrimoine toulousain.

> Avec l'Office de tourisme de Toulouse

Toute l'année, l'Office de tourisme propose de découvrir le patrimoine toulousain à travers ses visites guidées


— 5 Items per Page
Affichage des résultats 1 - 5 parmi 12.