Le parc de l’Observatoire : rendez-vous avec les étoiles

L'équipe de Toulouse.fr vous propose de poser un autre regard sur vos quartiers à travers des balades dans des jardins plus ou moins connus en compagnie d'un guide. L’histoire du parc de l’Observatoire est intimement liée à l’histoire de l’Observatoire de Toulouse, construit de 1841 à 1847 sur des plans d’Urbain Vitry. Et tel les étoiles qu’il permet d’observer, il illumine l’âme.

 

Dominique Nativel-Fontaine, jardinier municipal de l’équipe Roseraie nous emmène à la découverte du jardin de l'Observatoire, sur fond de poésie.

Des évocations astronomiques !

L’Observatoire cesse de fonctionner en 1970, date où les astronomes déménagent dans le quartier Rangueil puis au Pic du Midi. C’est en 1982 que le parc ouvre ses 3 hectares au public .

Aujourd’hui, les frondaisons des arbres apportent leur ombre bienveillante aux coupoles, satellites et autres outils d’astronomie qui ponctuent le jardin, rappelant la vocation première du lieu.

Tous les vendredis soirs à 21h30, l’Observatoire est ouvert au public et la Société d’Astronomie Populaire (SAP) accueillie en son sein, organise des visites et des ateliers pour découvrir les secrets des planètes. Fondée en 1910 à Toulouse, la SAP est une des plus anciennes associations à vocation scientifique de la ville.

Une succession de tableaux floraux

« Le parc ressemble à une succession de tableaux qui offrent aux passants une ambiance différente tout au long de leur parcours, raconte notre guide. Le public échappe à la routine grâce  àdes points de vues variés qui ont la particularité de respecter l'intimité des oiseaux et... des écureuils ». Au détour d’un chemin, deux petites bêtes rousses se poursuivent sur un tronc d’arbre avant de disparaître dans ses ramages.

« Ce parc j’ai appris à le connaître et à l’aimer » avoue-t-il. Comment en effet ne pas tomber sous son charme ?

Des feux d’artifices multicolores ponctuent le chemin et les hortensias rivalisent de beauté nous permettant de découvrir leur éventail de variétés. L’agapanthe n’est pas en reste, tandis que les roses anciennes viennent compléter le bouquet final.

L’acanthe confère aux espaces un petit air grec qui rappelle nos cours d’histoire où la feuille de cette plante décorait les colonnes des temples. Ici, elle tapisse le sol tandis que les fleurs portées par une longue hampe attirent notre regard. « Elles présentent un grand intérêt , explique-t-il, car peu gourmandes en eau ».

Nous poursuivons l’allée bordée par des massifs et haies en sous bois et apercevons troènes, fusains, arbres de judée, charmes, pins parasol et lauriers.

« Nous respectons le côté sauvage du parc tout en veillant à la sécurité et à son entretien. Le public apprécie cet aspect sauvage, illustré notamment par les millepertuis et les violettes. La nature est vivante », ajoute notre guide.

Un jardin calme et protégé

Un petit banc de pierre invite à la réflexion. Héloïse et Abélard auraient sans nul doute apprécié ce lieu. « Ce jardin est un lieu romantique, reconnaît Dominique. Il est particulièrement calme et protégé. »

Apprécié des riverains, il est un peu « leur jardin ». Ainsi, ce papa qui raconte que son fils a appris à faire du vélo dans ces allées. «Tous les matins, je fais mon jogging aux Argoulets et je finis mes étirements ici en revenant » ; et cet autre papa « C’est un lieu super ! c’est un parc très ombragé avec des jeux pour enfants.»

Nostalgique, cet autre riverain raconte son enfance passée au quartier de la Colonne. « Petit, je regardais avec envie ce parc qui abritait l’Observatoire mais où nous ne pouvions pas accéder. Maintenant, j’y promène mon chien.»


Le saviez-vous ?

Ce parc a deux particularités. Les connaissez vous ?

  • La première : Il est centré sur une allée qui en fait le tour. Soit 400 m, la longueur d’une piste de course à pied !
  • La deuxième : les allées sont orientées dans l’axe du méridien et dans l’axe Est-Ouest. Deux piliers alignés permettant de régler la lunette méridienne se dressent sur les pelouses.

Un peu d’histoire

 

A proximité du jardin, une obélisque s’élève vers le ciel. Elle commémore la bataille de Toulouse du 10 avril 1914 qui s’est déroulée sur la colline du Calvinet (devenu Jolimont depuis). Le quartier de Jolimont cache de nombreux noms de lieux en lien avec les combats (rue Soult, rue Taupin, rue du 10 avril, rue 1814, ue des Redoutes ....)

 

 

 

 


Pour s’y rendre

Avenue Camille Flammarion
A proximité de station de métro Jolimont, ligne A

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