Des Bouts de vie en majuscules

Habitants et salariés des régies de quartier toulousaines ont écrit un ouvrage collectif qui raconte la ville et la vie quotidienne. Vies majuscules : tel est son titre.

Sur la photo des participants des ateliers d'écriture posent avec le livre

Le livre Vies majuscules : autoportrait de la France des Périphéries est un ouvrage collectif rédigé par des habitants, des jeunes suivis par la Mission Locale et des salariés de régies de quartier, accompagnés par les journalistes du média associatif,  La ZEP - Zone d'Expression Prioritaire,  dispositif d’accompagnement à l’expression via des ateliers d’écriture.

Pendant 6 mois, les journalistes de La ZEP ont sillonné 14 quartiers et territoires ruraux de France  (Billom - Caen - Grande Synthe - Joué-les-Tours - Laxou - Lunel - Marseille - Mont-Saint-Marin - Mulhouse -Nantes - Saintes - Toulouse - Troyes - Vierzon) pour collecter les témoignages des habitants. Ce sont ainsi 400 personnes qui ont participé à cette belle aventure humaire.

Les 4 régies toulousaines étaient partie prenante de ce projet : Empalot, Reynerie Services, Bellefontaine, Desbals Service. Les régies ont pour mission de préserver le lien social et de participer à l'insertion professsionnelle des habitants des quartiers.

Le regard de Laure Pinchon

Laure est responsable des pôles insertion et lien social à la régie de Reynerie, coordinatrice du projet  "vies majuscules" sur Toulouse.

« La ZEP nous a sollicités pour participer à ce projet. Et c’est avec plaisir que nous avons répondu par la positive car cette initiative permet de donner la parole au plus grand nombre, à ceux qui n’ont pas l’habitude de l’avoir, à la France des périphéries, la France d’un euro près.
Ce fut une espérience très riche de lien social, chacun a offert en partage un petit bout de sa vie : la confiance s’est de suite instaurée et tous sont fiers d’avoir mener le projet jusqu’au bout. C’est une sacré reconnaissance pour tous ; qu’ils soient habitants ou salariés de la régie. "Je ne pensais pas que j’allais écrire un livre un jour " nous a même avoué ce participant. Notre souhait aujourd'hui ? écrire la suite. »

Le regard d’Elliot Clarke 

Journaliste, il a animé les ateliers d’écriture à Toulouse.

 «J’ai rencontré une France qui vit "à quelques euros près" et qui tombent dans la précarité, des travailleurs de l’ombre, des gens qui n’ont jamais la parole, la France des "vies majuscules". Pendant dix jours, j’ai travaillé avec trois groupes différents à raison de 4 séances de deux heures pour chacun. L’objectif était de faire émerger des récits sur le quartier. Accompagner et donner confiance : telle fut ma mission. Et surtout un maître mot : le respect de la parole donnée !
Quand je suis arrivé au Mirail,
j'avais fait une revue de presse de ce qui se passait dans le quartier et je voulais qu'on mette autre chose en lumière. J’ai découvert beaucoup de solidarités, et une belle mixité culturelle et sociale. Les participants se sont appropriés le  livre, c’était le leur . Lors de la présentation, en octobre à la librairie Ombres Blanches, ils l’ont dédicacé. Une preuve si besoin était de cette appropriation. Ils étaient à la fois fiers et surpris d’être arrivés au bout.»


Où se le procurer ?

Vies majuscules : autoportrait de la France des Périphéries 
Vous pouvez le commander auprès de l'éditeur Les petits matins 
Prix : 17 euros