Bandeau Toulouse accueille l'Uefa Euro 2016
Fabien Barthez "Toulouse, c'est ma ville"

Rencontre avec Fabien Barthez.. Le célèbre gardien de but - champion du monde 1998 et d'Europe 2000 -, a été désigné porte-parole de la compétition dans la ville rose.

Quand on vous a proposé de devenir l'ambassadeur de Toulouse pour l'UEFA Euro 2016, quelle a été votre réaction ?
Je vis dans l'Ariège et, lorsque j'ai découvert dans la presse locale le sondage qui me plébiscitait, j'ai été très touché ! L'important pour moi, c'est que les Toulousains aient envie que je sois leur ambassadeur.

C'est aussi le choix du Maire de Toulouse...
Oui, et je le remercie de me faire cet honneur. Je connais bien Jean-Luc Moudenc depuis plusieurs années (les deux hommes ont d'ailleurs travaillé ensemble l'été dernier sur le dossier du club de Luzenac, dont Fabien Barthez était le directeur général, ndlr). Alors, re-travailler avec lui est quelque chose d'assez naturel, finalement.

En quoi est-ce important pour vous de représenter Toulouse ?
Toulouse, c'est ma ville ! Même si je suis originaire de Lavelanet... Je suis Toulousain, comme tous les natifs de Midi-Pyrénées. Je suis arrivé dans la capitale régionale à l'âge de 15 ans pour entrer au Centre de formation de Castelmaurou. Puis j'ai fait mes débuts de joueur professionnel au TFC. Je connais très bien le Stadium ! Aujourd'hui, je ne représente pas le club, mais la ville de Toulouse et le football français. J'aurai donc à cœur de partager, avec tous, mon attachement à Toulouse.

Concrètement, quel sera votre rôle ?
Je suis le porte-parole de la compétition dans la ville : je vais parler dans les médias et participer aux différents temps forts organisés tout au long de la préparation de cette compétition. Je suis au service de cet événement mondial au même titre que tous les bénévoles, les volontaires et les Toulousains qui vont œuvrer - chacun à leur façon - à la réussite de l'Euro 2016. On est tous dans la même équipe.

Bordeaux a choisi Alain Giresse, Saint-Étienne Jérémie Janot... Pensez-vous échanger avec les ambassadeurs des neuf autres villes hôtes ?
Au-delà de notre rôle commun, on se connaît tous très bien et les occasions de se voir, d'échanger ne manquent pas...

Quels objectifs vous fixez-vous ?
Il faut faire connaître Toulouse, même si la ville a une bonne cote. Moi qui bouge pas mal, je le vois bien. C'est, entre autres choses, une ville où il est agréable de vivre, une grande ville universitaire et sportive. Or, lorsque l'on pratique une discipline ou que l'on supporte un club : on aime tous les sports. Moi le premier, j'étais derrière l'équipe de France de handball, par exemple. Je ne doute donc pas de l'engouement qu'il y aura à Toulouse... Car il faut surtout faire de ce rendez-vous sportif une formidable fête !

Justement, vous avez vécu une Coupe du monde en France, en 1998. Comment envisagez-vous cet UEFA Euro 2016 ?
En 98, j'étais de l'autre côté... Et le paradoxe, c'est que l'on ne voyait rien de l'engouement des Français. Nous, les joueurs, on était très protégés, on vivait dans notre bulle. Ça a d'ailleurs été la grande force de notre coach, Aimé Jacquet, à l'époque. Il faut rappeler que c'est une chance extraordinaire d'accueillir un événement sportif de cette ampleur ! Le foot est un sport fédérateur, un sport universel. Partout dans le monde, on joue au ballon rond ; parfois avec peu de choses.

Côté résultats sportifs, vous espérez que la France gagne...
Bien sûr, je le souhaite. Maintenant, l'Euro est une compétition de très haut niveau. Plus rapide et plus difficile qu'un Mondial. La différence sur le terrain se jouera dans les détails. Pour autant, vivre une compétition dans son pays, c'est le rêve de tout grand sportif ! C'est un grand moment dans une carrière qu'il faut savourer ; la génération 1984 (la France avait alors accueilli et remporté le Championnat d'Europe de football, ndlr) vous le dirait aussi.

 

Interview extrait du magazine municipal A Toulouse - avril - mai 2015